Réacteur EPR de Flamanville: défauts détectés, mais le chantier se poursuit

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Un ouvrier devant le chantier du nouveau réacteur EPR de Flamanville (Manche), le 19 février 2014
© AFP/Archives CHARLY TRIBALLEAU

Flamanville (France) (AFP) – De nouveaux défauts de soudures ont été détectés sur le réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville (Manche), mais le chantier se poursuit « à plein régime », a annoncé vendredi EDF désormais discret sur la date de démarrage du réacteur.

« On a malheureusement détecté des défauts sur trois des vingt-quatre soudures (de 10 cm d’épaisseur chacune) du circuit primaire », a déclaré le directeur du chantier Antoine Ménager lors d’une présentation de l’avancée du chantier à des élus à Flamanville.

« Comme d’habitude, on va faire ce qu’il faut pour réparer complètement le défaut », a ajouté l’ingénieur EDF qui, pour la première fois lors de ces présentations, n’a cité aucune date de démarrage.

Interrogé par des journalistes, M. Ménager a répondu qu’il ne pouvait en dire plus que sa direction. Le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy avait indiqué le 19 mai sur Europe 1 qu’il « espérait » un lancement en 2017, date à laquelle EDF a officiellement repoussé le démarrage, en novembre.

L’EPR démarrera-t-il un jour? « J’en ai la conviction absolue et totale », a répondu M. Ménager.

Concernant la cuve, sur laquelle l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé des anomalies « sérieuses » en avril, M. Ménager a précisé que les gros composants du type générateurs de vapeurs « ont été soudés » autour d’elle ces derniers mois.

En avril, Greenpeace avait estimé « irremplaçable » la cuve de l’EPR. Mais l’IRSN (institut de sûreté nucléaire) avait estimé le contraire le lendemain, « hormis les questions économiques ».

M. Ménager a aussi refusé d’évoquer les défauts sur les soupapes du réacteur, qui ne sont pas encore sur le chantier, pour lesquelles l’IRSN a pointé début juin des « difficultés » de fonctionnement.

M. Ménager a rappelé que sur ces sujets, le dialogue était en cours entre les industriels et les autorités nucléaires.

Les nouveaux problèmes de soudures devraient eux être résolus dans un temps comparable à celui qui avait été nécessaire pour un précédent défaut de soudure annoncé l’automne dernier qui avait pris « quatre mois ». Ces défauts de soudures « ne bloquent pas le chantier », selon M. Ménager.

© AFP

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