Etats-Unis: la fracturation hydraulique n’a pas d’impact « général » sur l’eau

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fracturation hydraulique

Une foreuse sur un site d’exploitation de gaz de schiste en Roumanie
© AFP/Archives Daniel Mihailescu

Washington (AFP) – La fracturation hydraulique aux Etats-Unis n’a pas d’impact « général » sur les ressources en eau potable mais présente d’importants risques pour le cycle et la qualité de l’eau, a estimé l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) dans un rapport préliminaire publié jeudi.

L’EPA, qui a mené cette étude à la demande du Congrès, explique que la manière dont la fracturation est menée dans le pays « n’entraîne pas d’impact étendu, général, sur les ressources en eau potable ».

Toutefois, nuance l’agence, « il y a de potentiels risques dans le cycle de vie de l’eau qui pourrait avoir un impact sur l’eau ».

Cette méthode controversée, dénoncée par de nombreuses associations environnementales, permet d’extraire du pétrole ou du gaz, notamment de schiste.

Parmi les risques évoqués, l’EPA s’inquiète notamment de « fuites », ou encore du reversement d’eaux « usées » et de « fluides hydrauliques » dans des réserves d’eau potable.

Mais ces risques, bien qu’inquiétants, sont « petits comparés au grand nombre de chantiers de fracturation hydrauliques à travers le pays », considère l’agence.

Les risques sont « relativement bas » a abondé Thomas Burke, conseiller scientifique et membre du bureau recherche et développement de l’EPA, lors d’une conférence téléphonique sur l’étude.

Celle-ci va fournir aux Etats (…) aux communautés locales et aux industries une ressource cruciale pour mieux protéger la santé publique et les ressources en eau potable », a-t-il ajouté, tout en soulignant qu’il ne s’agissait pas d’un manifeste en faveur de la fracturation.

C’est « la plus complète compilation de données scientifiques, avec plus de 950 sources d’informations », indique M. Burke.

Les partisans de la méthode se sont empressés de se féliciter de ces conclusions.

« L’étude d’aujourd’hui confirme ce que nous savons déjà. La fracturation hydraulique, lorsqu’elle est pratiquée dans les normes industrielles, n’a pas d’impact sur l’eau », a commenté la sénatrice républicaine Lisa Murkowski, qui siège à la Commission de l’énergie et des ressources naturelles.

« L’EPA a dépensé des millions du contribuable juste pour conclure ce qui est connu depuis des années » a abondé le sénateur républicain Lamar Smith. Le pays « a été inondé par la désinformation des alarmistes », a-t-il ajouté.

Les résultats définitifs de l’étude seront publiés le 5 juillet prochain.

© AFP

 

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