Ecotaxe: le démontage des portiques coûtera entre 1,6 et 7 millions d’euros

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Un camion passe le 27 juin 2013 sous un portique, près d’Armentières, dans le nord de la France
© AFP/Archives PHILIPPE HUGUEN

Paris (AFP) – Le gouvernement a confirmé jeudi avoir lancé un appel d’offres pour le démantèlement des portiques de l’écotaxe, précisant qu’il coûterait entre 1,6 et 7 millions d’euros, car ce sera aux collectivités territoriales de demander ou non leur démontage.

Cette procédure avait été initiée en toute discrétion le 28 février dernier par le biais d’un avis publié au Bulletin officiel des annonces des marchés publics qui avait été relevé mercredi par Europe 1.

« Si les collectivités territoriales le souhaitent, les portiques situés sur leur voirie seront démontés », indique le communiqué du secrétariat d’Etat aux Transports, précisant que « les nouveaux usages des équipements sont en cours de définition ».

Parmi les possibilités de reconversion figurent notamment le repérage de véhicules, le comptage de la circulation, la surveillance du trafic, la protection contre la délinquance, et les services aux usagers de la route.

Les portiques contiennent en effet des équipements qui pourront être réutilisés ou revendus tels que des balises radar, des caméras avec lecture de plaques d’immatriculation, ou des viseurs lasers.

Il s’agit d’un marché à bons de commande, d’une durée de 24 mois, dont le montant est compris entre 1,6 million d’euros et 7 millions d’euros, « selon le nombre de portiques qui seront finalement à démonter », précise le texte.

« Il permettra de préserver des actifs dont la valeur globale est très supérieure à ce montant et de les utiliser pour améliorer les services publics rendus aux usagers », assure le communiqué.

L’appel d’offres expire le 30 avril à midi, et mentionne aussi des « travaux de remise en état » des sites, ainsi que le stockage et la « destruction de certains équipements », selon l’avis publié.

Suite à la signature en décembre 2014 d’un accord sur le dédommagement à hauteur de 800 millions d’euros du consortium franco-italien Ecomouv’, qui avait été chargé de collecter l’écotaxe, le gouvernement avait indiqué étudier la possibilité de réaffecter sur le réseau routier français le matériel déjà installé.

© AFP

 

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