Conférence de Paris: le Canada promet des objectifs ambitieux

Publié le : Last updated:

canada

Le Premier ministre canadien Stephen Harpe à Ottawa le 15 avril 2015
© AFP/Archives Cole Burston

Ottawa (AFP) – Le Canada va se donner des objectifs de réduction de ses gaz à effet de serre pour l’après-2020 qui seront « similaires » à ceux des autres pays industrialisés, a déclaré jeudi le Premier ministre Stephen Harper.

Ces objectifs seront annoncés en mai, a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

« Il est improbable que nos objectifs seront exactement les mêmes que ceux des Etats-Unis, mais ils auront le même niveau d’ambition que celles des autres grands pays industrialisés », a-t-il promis.

Le Premier ministre conservateur a souvent répété dans le passé que le Canada devait adopter les mêmes objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES) que les Etats-Unis pour ne pas pénaliser son économie.

Deuxième plus gros émetteurs de GES derrière la Chine, les Etats-Unis se sont engagés en mars sur une réduction de 26% à 28% de leurs émissions d’ici 2025 par rapport à 2005.

L’Union européenne prévoit une réduction de 40% d’ici 2030 par rapport à 1990.

C’est la première fois que M. Harper faisait part des intentions du Canada en vue de la conférence sur le climat de Paris en décembre. La France a l’ambition à cette conférence d’arriver à un accord contraignant entre les différents Etats permettant de limiter le réchauffement de la planète à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

En vertu de l’accord de Copenhague, dont il est signataire, le Canada s’est engagé à réduire de 17% ses émissions en 2020 par rapport à leur niveau de 2005. Celles-ci ont plutôt augmenté de près de 20% par rapport à l’objectif initial, a reconnu la semaine dernière le ministère de l’environnement.

Le Canada s’était par ailleurs retiré du protocole de Kyoto en 2011, jugeant ses objectifs irréalistes.

Dans un rapport, le ministère notait également que le Canada « est l’un des plus grands émetteurs par habitant » au monde, même s’il ne contribue que pour « environ 2% » des émissions globales.

« Des mesures de régulation additionnelles devront être mises en place pour réaliser ces (nouveaux) objectifs », a dit jeudi M. Harper.

Il a cependant écarté l’idée d’une taxe sur le carbone ou toute autre mesure qui aurait pour effet « d’éliminer des emplois ».

Le gouvernement a souvent promis de réguler les émissions du secteur de l’énergie (10% du PIB), notamment des sables bitumineux de l’Alberta (ouest), qui ne sont soumises à aucune restriction, même si elles étaient responsables de 81% des émissions totales de GES en 2013.

© AFP

 

Media Query: