Banque mondiale: le changement climatique, une « menace » pour le développement

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Prise de vue le 23 avril 2015 sur Hong Kong, une zone à forte densité humaine, parmi les plus développées du monde
© AFP PHILIPPE LOPEZ

Hong Kong (AFP) – Les gouvernements de la planète doivent mettre la main à la poche s’ils veulent lutter contre le changement climatique qui menace le développement, a prévenu jeudi le président de la Banque mondiale.

Les différents pays doivent « agir maintenant » pour limiter le réchauffement climatique et financer des politiques favorisant le développement durable, faute de quoi les conséquences seront « dévastatrices », a dit Jim Yong Kim.

« Le changement climatique représente une menace fondamentale pour le développement à l’échelle de notre vie », a déclaré M. Kim dans un message vidéo adressé à une conférence organisée à Hong Kong sous l’égide de l’Institut de recherches sur l’impact climatique de Potsdam (Allemagne), qui se tient pour pour la première fois en Asie.

« Cette année, la communauté internationale peut et doit trouver les moyens de financer des politiques contre le changement climatique », a-t-il ajouté.

2015 sera marquée par la conférence mondiale sur le climat organisée à Paris, la COP21 ( du 30 novembre au 15 décembre), qui tentera d’arriver à un accord mondial sur les réductions d’émissions de gaz à effet de serre (GES) afin de limiter le réchauffement de la planète à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

Le président de la BM a souligné que l’Asie était particulièrement vulnérable avec ses mégapoles densément peuplées.

« Une hausse du niveaux des mers de 15 centimètres doublée de cyclones plus violents menace d’inonder une grande partie de Bangkok d’ici les années 2030 », a-t-il dit, citant le résultat de recherchées menées par l’Institut Potsdam.

La BM travaille avec la Chine, qui a dépassé les Etats-Unis comme premier émetteur de GES, et d’autres pays en développement pour promouvoir le développement durable.

« Nous pouvons choisir de construire des villes intelligentes et de d’imposer des normes exigeantes en termes d’efficacité énergétique. Nous pouvons accroître l’usage de ressources énergétiques à faible teneur en carbone », a-t-il ajouté.

Le Symposium des lauréats du prix Nobel s’était tenu jusqu’alors en Europe. Il réunit des spécialistes et des scientifiques.

Le Japonais Ryoji Noyori, prix du Nobel de chimie 2001, a pris son pays en exemple pour illustrer les conséquences du changement climatique. « Il y a de nombreuses villes côtières au Japon (…) menacées d’inondations. Malheureusement, le gouvernement n’en a pas fait assez pour prendre des mesures », a-t-il dit.

 

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