Sables de Lannion: une « décision difficile à accepter » pour la pêche locale

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Manifestation à Lannion le 24 janvier 2015 pour pour protester contre un projet d’extraction de sable coquillier dans la baie
© AFP/Archives Damien Meyer

Rennes (AFP) – Le comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Bretagne (CRPMEM) a estimé samedi que la décision du ministre de l’Economie d’accorder une concession limitée pour l’extraction de sable coquillier dans la baie de Lannion (Côtes-d’Armor), était « difficile à accepter pour la pêche locale ».

Dans son communiqué, le CRPMEM de Bretagne annonce avoir « pris acte » de la décision du ministre, Emmanuel Macron, « une décision difficile à accepter pour la pêche locale car les réserves présentées n’ont pas été totalement levées ».

Mardi, le ministre a donné son accord à la concession sollicitée par la Compagnie Armoricaine de Navigation (CAN) mais il a limité l’extraction à un maximum de 250.000 m3 de sable par an, contre 400.000 envisagés initialement et elle sera interdite pendant la période estivale, entre mai et août.

L’extraction sera limitée à 50.000 m3 au cours de la première année, avant d’augmenter progressivement pour atteindre les 250.000 m3 après cinq années d’exploitation.

Le sable serait extrait d’une dune sous-marine dont le président du comité, Olivier Le Nézet, a souligné dans le communiqué « l’importance pour la pêche locale, totalement inféodée à cette zone ».

Il insiste « sur la nécessité de pouvoir stopper les travaux si les extractions ne se déroulent pas conformément aux études préalables et mettent en danger les équilibres écologiques de cet écosystème si particulier ».

Le comité a « pris bonne note de l’importance donnée par le ministre au suivi des travaux d’extraction et la possibilité au bout d’une année de faire un premier bilan qui déterminera si ces travaux peuvent être poursuivis ».

Les représentants de la pêche, souligne le communiqué, demandent d’ailleurs à être « associés au comité de suivi des travaux mais aussi à l’étude d’impact socioéconomique demandée par le ministre avant le démarrage des extractions ».

La décision de M. Macron avait suscité mardi l’immédiate désapprobation des opposants au projet qui avaient claqué la porte d’une réunion à Bercy,

Le collectif « Le peuple des dunes du Trégor » estime que la baie de Lannion est « en danger, non seulement d’un point de vue environnemental, mais aussi sur le plan de l’emploi ».

© AFP

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