Météo-France améliore ses systèmes de prévision du temps

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Logo de Météo-France devant Météopole, le campus toulousain siège de l’organisation, le 4 mars 2014
© AFP/Archives Eric Cabanis

Paris (AFP) – Après cinq années de recherche et des mois de tests, Météo-France utilise depuis lundi de nouveaux systèmes de prévision numérique du temps permettant une meilleure résolution, enrichis de données supplémentaires.

« Ces évolutions auront des impacts significatifs notamment sur la qualité des prévisions sur lesquelles Météo-France concentre son attention: les prévisions à courte échéance et celles des phénomènes météorologiques dangereux », souligne l’organisme public, qui a présenté ces innovations jeudi.

Ces versions améliorées de ses systèmes Arome (qui couvre la France et les Etats voisins) et Arpege (monde) prévoient notamment d’intégrer un plus grand nombre d’informations, provenant désormais pour une large part de satellites. Elles permettent une résolution spatiale affinée, une meilleure localisation des zones d’incertitude.

Arome voit ainsi sa résolution doubler sur la France, avec un maillage à 1,3 km au lieu de 2,5. Même tendance verticalement: l’atmosphère, dont les prévisionnistes s’attachent à simuler le comportement pour l’anticiper, est ainsi « découpée » et analysées sur 90 « tranches » (60 précédemment).

Les algorithmes de traitement des données ont été « revus en profondeur », avec désormais 24 analyses proposées chaque jour par Arome (au lieu de huit). Pour renforcer les probabilités, Arpege utilise désormais 25 scénarios de prévisions à court terme, et non plus six.

Prenant l’exemple des intempéries de fin septembre sur la région montpelliéraine, les chercheurs de Météo-France expliquent que le nouveau modèle, alors en test, a fourni une localisation affinée, attirant mieux l’attention sur Montpellier.

Le déploiement de ce nouveau système a été permis par l’installation à Météo-France en 2014 d’un nouvel équipement de calcul intensif, qui a multiplié par 12 la puissance de calcul disponible.

 

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