Un tribunal indien suspend l’arrestation du président du Giec pour harcèlement sexuel

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Rajendra Pachauri, président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), le 12 décembre 2009 à Copenhague
© AFP/Archives Attila Kisbenedek

New Delhi (AFP) – Un tribunal indien a suspendu l’arrestation du président du Giec pendant trois jours, la police enquêtant sur une plainte pour harcèlement sexuel déposée contre lui, a indiqué son avocat lundi.

Rajendra Pachauri, président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), prix Nobel de la paix, s’est desisté ce week-end d’une réunion cruciale qui commence ce lundi au Kenya, invoquant des « questions exigeant son attention ».

Ses avocats ont demandé la mise en liberté sous caution de M. Pachauri, 74 ans, à un tribunal de New Delhi, anticipant son arrestation pour répondre d’une accusation de harcèlement sexuel sur une femme de 29 ans, chercheur dans son centre d’études de New Delhi, The Energy and Resources Institute (TERI).

La plaignante l’accuse notamment de lui avoir envoyé courriels, SMS ou messages instantanés via l’application WhatsApp, ce que nie M. Pachauri qui affirme que son téléphone et sa messagerie internet ont été piratés.

« Le tribunal lui a accordé une protection temporaire contre toute arrestation. La prochaine audition aura lieu le 26 février », a expliqué à l’AFP son avocat, Shankh Sengupta.

L’absence de M. Pachauri à la réunion du Giec de lundi au Kenya, cruciale en cette année de négociations sur le climat que doit conclure la Conférence de Paris en décembre,  n’aura pas d’impact sur les travaux du groupe, ont assuré lundi les participants.

 

© AFP

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