« Certificat vert » pour les véhicules: une première tentative en 1998

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Photo prise le 10 août 1998 de la pastille verte destinée aux voitures propres © AFP Mychele Daniau

Photo prise le 10 août 1998 de la pastille verte destinée aux voitures propres
© AFP Mychele Daniau

Paris (AFP) – Le « certificat vert », qui doit permettre d’identifier les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes, évoque la « pastille verte », système lancé en 1998 par le gouvernement Jospin avant d’être abandonné cinq ans plus tard faute d’efficacité.

Entrée en vigueur en août 1998, la « pastille verte » était attribuée aux véhicules les moins polluants, ainsi autorisés à circuler les jours de forte pollution.

Délivré par les préfectures, cet autocollant, apposé sur le côté droit du pare-brise, était attribué aux véhicules catalysés, diesel post-1997, électriques ou à gaz. Il y avait cependant de nombreuses dérogations (deux-roues, camions, taxis, covoiturage, etc).

Cinq ans plus tard, la pastille, qui devait au départ concerner environ un tiers des véhicules, équipait 85% du parc automobile, tandis que l’expérience de la circulation alternée, mise en place une seule fois, le 1er octobre 1997 à Paris, n’était pas renouvelée.

La pastille version 2015 doit permettre d’identifier les véhicules propres autorisés à circuler en cas de circulation alternée lors des pics de pollution, mais aussi dans les zones de circulation restreinte que les collectivités locales ont désormais le pouvoir d’instaurer.

La mairie de Paris a ainsi annoncé fin janvier la mise en place progressive d’une telle zone à « basses émissions » dans la capitale, à compter de juillet.

Dans les quelque 200 villes européennes où des périmètres d’accès restreint existent déjà, le mode d’identification et de contrôle des voitures varie, de la vignette comme en Allemagne à la plus sophistiquée – et plus coûteuse – reconnaissance des plaques par caméras comme en Grande-Bretagne.

Qu’il s’agisse de vidéosurveillance ou de contrôle visuel par la police, la réussite de ces zones « repose en grande partie sur les moyens de surveillance déployés », souligne l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), dans une étude sur les zones à faibles émissions en Europe qui confirme leur efficacité dans la lutte contre la pollution de l’air.

Outre les accès réservés, ce nouveau « certificat vert » français pourrait conférer aux automobilistes d’autres avantages, en fonction des choix faits par les collectivités, a précisé la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal : autorisation d’emprunter les couloirs de bus, stationnement gratuit…

En France, la pollution atmosphérique, et notamment les particules les plus fines en suspension dans l’air, qui en ville proviennent pour une grande part des pots d’échappement, font chaque année 42.000 morts prématurées, estime l’Organisation mondiale de la Santé. L’OMS a classé le diesel comme cancérogène certain, les émissions des moteurs essence comme cancérogènes probables.

En raison de ses dépassement récurrents des valeurs limites de particules, le pays est poursuivi depuis le 1er janvier 2014 par la Commission européenne, qui lui reproche également l’absence de plan d’actions dans onze zones couvrant notamment onze agglomérations de plus de 100.000 habitants.

© AFP

 

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