Sivens: pour les agriculteurs, pas de contrôle tant que les « zadistes » seront là

Publié le : Last updated:

Temps de lecture : 2 minutes  

sivens

Un camp de « zadistes » sur le site du barrage de Sivens, dans le Tarn, le 6 janvier 2015
© AFP/Archives Pascal Pavani

Albi (AFP) – Deux syndicats d’agriculteurs de Midi-Pyrénées ont affirmé lundi qu’ils interdiraient à « tout contrôleur de l’État » d’entrer dans leurs exploitations, tant que le site du barrage de Sivens (Tarn) resterait occupé par les « zadistes ».

Dans un communiqué, la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) et les Jeunes Agriculteurs de Midi-Pyrénées, favorables au projet de barrage désormais abandonné dans sa forme actuelle, accusent l’État d' »être incapable de faire respecter le droit sur le site de Sivens », à Lisle-sur-Tarn.

Ils rappellent que la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, avait demandé en octobre la suspension du chantier de retenue d’eau, ce qui fut fait, une expertise comptable, ce qui fut fait, et « la libération du site par ses occupants », ce qui reste en suspens, d’où leur colère.

Ils se disent « révoltés » par un traitement « totalement discriminatoire » de l’État envers ses administrés, évoquant une « tolérance faite à une minorité d’individus ne respectant aucune légalité et le traitement réservé à des acteurs économiques et sociaux ancrés dans un territoire ».

« Tant qu’un même régime de légalité ne sera pas appliqué à tous, sans distinction, tous les moyens seront employés pour que les exploitations agricoles soient interdites à tout contrôleur de l’État », assurent les deux syndicats agricoles dans leur texte.

Pour leur part, les occupants de la ZAD (Zone à défendre) étaient convoqués lundi après-midi au tribunal d’instance d’Albi, en vue de leur expulsion du bâtiment dit de « la Métairie », mais l’audience a été reportée au 11 février.

A la demande du Conseil général et de riverains du site, ils sont également convoqués, mardi matin, devant le tribunal de grande instance, en vue de leur expulsion des parcelles occupées. A moins d’un report également de dernière minute.

Une rencontre des « zadistes » avec le préfet est prévue au cours de la semaine.

© AFP

 

Media Query: