Le commerce produit moins de déchets et les valorise mieux

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Un homme met des cartons dans un conteneur près d’un supermarché, le 28 novembre 2013 à Toulouse
© AFP/Archives Remy Gabalda

Paris (AFP) – Le secteur français du commerce a réduit ses déchets de 14% entre 2006 et 2012, et ces derniers sont de mieux en mieux valorisés, à condition d’avoir été préalablement triés, montre une étude de l’Insee.

« Dans les établissements (commerciaux) de 50 salariés ou plus (…), la quantité de déchets produits a diminué de manière sensible: -14% en six ans », entre 2006 et 2012, « malgré la hausse du volume des ventes », observe l’Institut national de la statistique et des données économiques.

Parallèlement, « l’effort de tri s’est nettement accru », puisque la part des déchets non triés dans le total est passée de 40% à 32% sur la même période, souligne l’Insee.

L’organisme public estime que l’ensemble des établissements de commerce, toutes tailles confondues, a généré « environ 5,5 millions de tonnes » de déchets en 2012. Les établissements de 20 salariés ou plus ont représenté à eux seuls 4,2 millions de tonnes, dont 1,7 million de tonnes de papiers et cartons et 900.000 tonnes de déchets organiques.

Cela représente « seulement 5% » des déchets de l’ensemble de l’économie, mais cette proportion monte à « près de 30% » pour les déchets de papiers de cartons.

Enseignement de l’enquête: « le tri favorise la valorisation des déchets », souligne l’Insee. Plus des trois quarts des déchets non organiques triés sont ainsi recyclés, alors que cette proportion tombe à 17% pour les déchets « mélangés », qui sont majoritairement (56%) envoyés en centres de tri. Une partie de ces derniers seront ensuite aiguillés vers une valorisation ultérieure, souligne toutefois l’Insee.

Les déchets organiques sont eux valorisés « à plus de 65% ». « Il s’agit principalement d’une valorisation de leur matière (40%), notamment pour la production de matière fertilisante, note l’institut. Les autres processus de valorisation sont la méthanisation (14%), le compostage (9%) et l’épandage (3%).

Les déchets valorisés sont ceux qui sont réutilisés, tels quels ou après transformation, ou incinérés pour produire de l’énergie, par opposition à ceux qui sont envoyés dans des centres de tri, incinérés sans récupération d’énergie ou mis en décharge.

L’enquête de l’Insee porte sur les déchets « non dangereux et non minéraux » produits dans le secteur du commerce en 2012.

Elle se concentre sur les établissements commerciaux de 20 salariés et plus car « les petits commerçants passent généralement par les circuits des ordures ménagères ordinaires », a souligné Louis de Gimel, chef du département des synthèses sectorielles à l’Insee.

© AFP

 

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