Le trafic de cornes de rhinocéros multiplié par 30 depuis 2000

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cornes de rhinocéros

Un rhinocéros à la corne coupée suivi de son petit
© AFP/Archives Stéphane de Sakutin

Paris (AFP) – Le trafic de cornes de rhinocéros a été multiplié par 30 entre 2000 et 2013 et est « hors de contrôle », a affirmé jeudi le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW).

« En 2013, plus de 2.000 cornes de rhinocéros sont entrées dans le trafic en provenance de l’Afrique. Ca représente 30 fois plus qu’en 2000 », a souligné la directrice de l’IFAW France et Afrique francophone, Céline Sissler-Bienvenu, au cours d’une conférence de presse.

« C’est un trafic qui est extrêmement bien organisé et qui est pour l’instant hors de contrôle. Comme l’ivoire, comme les produits dérivés du tigres, ce sont des réseaux très biens organisés qui ont une grande adaptation à tous les changements, qui trouvent des itinéraires de contrebande », a-t-elle ajouté.

Aux circuits traditionnels, s’ajoute désormais internet, « grand supermarché ouvert sept jours sur sept », a-t-elle souligné.

Au terme d’une enquête menée début 2014 sur 280 sites de vente en ligne dans 16 pays, l’IFAW a trouvé « un total de 33.006 spécimens, parties du corps et produits dérivés d’espèces menacées » proposés à la vente dans quelque 9.500 annonces pour une valeur estimée d’environ 7,8 millions d’euros. 32% des annonces recensées concernaient de l’ivoire authentique ou présumé.

L’ampleur du trafic d’espèces menacées, dont on estime qu’il rapporte « 15 milliards d’euros chaque année » aux réseaux criminels qui l’organisent « nécessite que les agences de lutte contre la fraude coopèrent afin d’apporter une réponse à la hauteur de l’enjeu », souligne l’IFAW.

L’ONG organisait jeudi à Paris une conférence avec l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) pour dresser un état des lieux des trafics et des actions à mener pour lutter contre la criminalité liée aux espèces menacées.

© AFP

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