46 % des aliments en Europe contiennent des pesticides

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 Epandage de pesticides sur une plantation de carottes à Jeju-Do, Corée du Sud (33°27’ N – 126°34’ E). © Yann Arthus-Bertrand/Altitude

Epandage de pesticides sur une plantation de carottes à Jeju-Do, Corée du Sud (33°27’ N – 126°34’ E). © Yann Arthus-Bertrand/Altitude

L’autorité européenne de la sécurité des aliments (EFSA) vient de rendre publique une étude sur la présence de pesticides dans les produits alimentaires commercialisés dans l’Union européenne, en Islande et en Norvege. Il en ressort que 54 % des aliments ne contiennent aucune trace de pesticides mais que pour 46 % d’entre eux les chercheurs en ont trouvés. Dans 43 % des cas, les niveaux de pesticides mesurés sont conformes aux limites légales. Ces seuils ne sont franchis que dans 3 % des cas. Ce qui conduit l’EFSA à écrire qu’en Europe « 97,1 % des aliments contiennent des résidus de pesticides dans les limites autorisées.»

Ces résultats proviennent d’une vaste étude qui a analysé 78 390 échantillons issus de 750 produits différents.

Parmi les aliments qui dépassent les limites fixées par les réglementations européennes se trouvent les brocolis (2,8%), les choux-fleurs (2,1%), les raisins de table (1,8%), les poivrons (1,4%) et les aubergines (1%). En outre, l’EFSA affirme que les produits importés ont 5 fois plus de probabilité de contenir des pesticides au-delà des normes que les produits européens (7,5 % contre pour les premiers contre 1,4 % pour les seconds).

Les pesticides même dans certains produits bios, mais, écrit l’EFSA « les aliments biologiques ont révélé un taux de dépassement des LMR ( limites maximales de résidus ) inférieur à celui des produits non biologiques (0,8% contre 3,1%). » Pour rappel, en Europe un produit est dit biologique s’il contient 95 % d’éléments issus de l’agriculture biologique et peut dans certains cas autoriser le recours aux pesticides.

Enfin, l’EFSA tire une conclusion qui va susciter le débat : « l’Autorité a conclu qu’il était improbable que la présence de résidus de pesticides dans les aliments en 2012 ait un effet à long terme sur la santé des consommateurs. En ce qui concerne l’exposition à court terme, un risque n’a pas pu être exclu pour environ 0,02% des échantillons, dans l’éventualité où ces aliments seraient consommés en quantités élevées. »

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