Vol d’ivoire: l’Ouganda suspend le plus haut responsable de la protection de la faune

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Le plus haut responsable de la protection de la faune en Ouganda suspendu après la disparition d’un stock d’ivoire valant plus d’un million de dollars
© AFP/Archives Ivan Lieman

Kampala (AFP) – Le plus haut responsable de la protection de la faune en Ouganda a été suspendu jeudi, après la disparition d’un stock d’ivoire valant plus d’un million de dollars de chambres fortes appartenant au gouvernement, selon des médias officiels.

La suspension du directeur exécutif de l’Uganda Wildlife Authority (UWA, agence de protection de la faune et de la flore), Andrew Seguya, fait suite à celle de cinq autres responsables plus tôt cette semaine, a indiqué le quotidien gouvernemental New Vision.

Une enquête policière, soutenue par Interpol, est toujours en cours pour retrouver les défenses disparues, pesant plus d’une tonne.

C’est la ministre du Tourisme Maria Mutagamba qui a proposé la suspension de M. Seguya jusqu’à la fin de l’enquête, selon New Vision.

L’intéressé, qui dirige l’UWA depuis 2010, a nié avoir été suspendu. « Je suis toujours en fonction, je ne sais pas ce qu’ils racontent », a-t-il déclaré à l’AFP.

Les autres responsables suspendus sont le chef des rangers de l’UWA, les responsables qui avaient accès au stock et des agents de renseignements de l’agence.

Selon l’UWA, la disparition de l’ivoire (1.335 kg précisément, valant quelque 1,1 million de dollars, soit environ 880.000 euros) a été constatée à l’occasion d’une vérification de routine.

Le braconnage est en forte hausse en Afrique depuis quelques années, alimenté par une demande croissante d’ivoire et de cornes de rhinocéros sur les marchés asiatiques.

Dans cette nouvelle affaire en Ouganda, considéré comme un important pays de transit, des responsables corrompus sont soupçonnés d’avoir pioché dans les stocks en prétextant vouloir piéger des trafiquants, mais d’avoir au bout du compte eux-mêmes revendu la précieuse marchandise aux trafiquants.

Plus de 35.000 éléphants sont tués tous les ans en Afrique, victimes des braconniers.

© AFP

 

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