La Namibie décorne ses rhinocéros noirs pour prévenir le braconnage

Publié le : Last updated:

Temps de lecture : 2 minutes  

rhinoceros noirs

n rhinocéros noir décorné dans la réserve de Bona Bona Game en Afrique du Sud
© AFP/Archives Stéphane de Sakutin

Windhoek (AFP) – La Namibie, relativement à l’abri des braconniers jusqu’à présent, a lancé une campagne de décornage préventif de ses rhinocéros noirs pour décourager les trafiquants de cornes de les attaquer, a-t-on appris lundi auprès du ministère de l’Environnement.

« La campagne de décornage a été lancée pour décourager les braconniers dont l’activité augmente depuis peu », a indiqué à l’AFP un porte-parole du  ministère Romeo Muyunda.

Entamée début octobre, l’opération, indolore pour l’aninal dont la corne va repousser ensuite, doit se poursuivre jusque début 2015.

Plus solitaires, les rhinocéros noirs (Diceros bicornis) se distinguent des rhinocéros blancs non pas par la couleur claire, qui est la même, mais par leur machoire,  plus large chez le rhinocéros blanc qui a aussi un comportement plus sociable.

La Namibie abrite 79 parcs naturels et était indemne de tout braconnage jusqu’en 2010.

Depuis, plus de 11 rhinocéros ont été abattus par des braconniers, ce qui reste minime par rapport à l’Afrique du Sud voisine où un millier de rhinocéros ont été victimes de braconnage l’an dernier. Mais le gouvernement a durci le ton, et tout récemment le ministre de l’Environnement Uahekua Herunga a appelé les Namibiens à agir en « soldats contre le braconnage ».

Semi-désertique, le pays abrite près de 1.800 rhinocéros noirs sur une population mondiale de moins de 5.000. Le rhinocéros noir, l’une des sous-espèces de rhinocéros africain, est en « grand danger » d’extinction, selon la liste rouge des espèces menacées.

Les médias prêtent par ailleurs l’intention au gouvernement namibien de vendre les cornes sur le marché si les autorités internationales de protection de la nature l’autorise. Les cornes braconnées sont actuellement écoulées au marché noir en Asie où les adeptes de médecine traditionnelle et nouveaux riches les consomment en cocktail aux prétendues vertus curatives.

© AFP

 

Media Query: