Baleines: le Japon promet de réduire ses prises dans l’Antarctique

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photo, diffusée le 18 novembre 2014, d’une baleine sur le pont d’un bateau de l’institut de recherche sur les cétacés, dans l’Antarctique
© Institut de recherche sur les cétacés/AFP Institute of Cetacean Research

Tokyo (AFP) – Le Japon a promis mardi de réduire des deux tiers ses objectifs de prises de baleines dans l’Antarctique, dans le but de convaincre la communauté internationale de l’autoriser à y reprendre la chasse aux cétacés à des fins scientifiques.

Les Japonais envisagent de reprendre la prospection dans l’océan Antarctique l’année prochaine, en dépit d’une interdiction prononcée par la plus haute instance juridique des Nations unies.

Les Nippons avaient été contraints de renoncer à la prochaine saison 2014-2015 de prises de baleines dans cette zone, après un arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) qui, saisie par l’Australie, a jugé que le Japon détournait à des fins commerciales une activité présentée comme étant destinée à la recherche animale.

Toutefois, comme le redoutaient les organisations écologistes, Tokyo espère contourner cette décision en donnant à la mission controversée une tournure plus scientifique afin de recommencer en 2015-2016.

Dans le nouveau plan présenté à la Commission baleinière internationale (CBI) et à son comité scientifique, le Japon a fixé un nouvel objectif annuel de 333 petits rorquals, contre environ 900 dans le cadre du précédent programme condamné, a précisé le gouvernement dans un communiqué.

Ce niveau de capture est présenté comme « nécessaire » pour obtenir des informations sur l’âge de la population baleinière, données dont le Japon dit avoir besoin afin de définir le plafond de capture sans nuire à l’espèce et pour en préserver la durabilité.

Tokyo a également limité la période de recherche à 12 années à partir de l’exercice 2015, en réponse aux critiques de la Cour sur la durée indéterminée de son précédent programme.

« Nous allons expliquer le nouveau plan  de façon précise afin d’obtenir l’assentiment des autres pays », a déclaré aux journalistes le ministre de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche, Koya Nishikawa.

Sans même attendre, le groupe écologiste Greenpeace a vivement réagi: « il est bien connu au Japon et dans le reste du monde que le but principal de la chasse nippone aux cétacés n’est pas la recherche scientifique, mais un soutien public à l’industrie baleinière », a-t-il écrit.

Les opposants s’offusquent du fait que la chair de baleine finisse sur les étals des poissonniers.

Les Japonais avaient tué 251 petits rorquals de l’Antarctique lors de la saison 2013-2014 et 103 l’année précédente, bien en-deçà de ses objectifs, en raison de l’opposition musclée du groupe d’activistes de l’organisation Sea Shepherd.

Tokyo continue parallèlement de chasser les baleines « au nom de la science » dans le Pacifique Nord-Ouest, où il a tué 132 baleines en 2013, de même qu’au large des côtes du Japon.

© AFP

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