Réunion internationale à Paris sur la protection de la couche d’ozone

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protection de la couche d'ozone

Les pays signataires du protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone sont réunis cette semaine à Paris pour examiner comment protéger la couche d’ozone sans augmenter les gaz à effet de serre.
© NASA/AFP/Archives –

Paris (AFP) – Les pays signataires du protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone sont réunis cette semaine à Paris pour examiner comment protéger la couche d’ozone sans augmenter les gaz à effet de serre.

« Les effets des HFC (hydrofluorocarbones) sur le changement climatique dans l’avenir pourraient contrebalancer le bon travail réalisé » dans le cadre du protocole international de Montréal, a déclaré lundi à l’ouverture des travaux le secrétaire général adjoint de l’ONU et directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Achim Steiner.

Les HFC sont des gaz utilisés dans la réfrigération et la climatisation, qui ont peu à peu remplacé les chlorofluorocarbones (CFC) et les hydrochlorofluorocarbones (HCFC), néfastes pour la couche d’ozone.

« La couche d’ozone, gravement endommagée est en voie de réparation (…) Nous avons éliminé les chlorofluorocarbones (CFC) et l’élimination des hydrochlorofluorocarbones (HCFC) est en cours », s’est félicitée la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal.

Ces deux substances étant « aussi des gaz à fort effet de serre, leur éradication contribue directement à la lutte contre le réchauffement climatique », a-t-elle expliqué.

Mais, a relevé la ministre, ces succès ont une « conséquence paradoxale »: les hydrofluorocarbones (HFC), « développés par l’industrie en substitution des gaz responsables de ce qu’on a appelé +le trou de la couche d’ozone+, se sont révélés de très puissants gaz à effet de serre ».

« Si rien n’est fait », ces substances pourraient « représenter en 2050 jusqu’à 20% de nos émissions mondiales » de gaz à effet de serre, a estimé Mme Royal.

« Sauver la couche d’ozone au prix d’un dérèglement climatique, cela n’aurait pas de sens », a-t-elle souligné.

Mme Royal a appelé les participants à adopter un amendement au protocole de Montréal  « afin qu’il puisse encadrer (…)  la production et l’utilisation des hydrofluorocarbones ».

« Les innovations technologiques en cours vont permettre de développer des alternatives aux HFC dont tous pays pourront s’emparer », a assuré la ministre.

D’ici à vendredi, les participants devront aussi décider des sommes nécessaires pour reconstituer le Fonds multilatéral pour l’application du protocole de Montréal sur la période 2015-2017.

Depuis 1991, ce fonds a déboursé trois milliards de dollars (près de 2,4 milliards d’euros) pour aider les pays en voie de développement à éliminer les substances qui appauvrissent la couche d’ozone.

Signé en 1987, le protocole de Montréal a permis l’interdiction progressive des CFC, qui appauvrissent la couche d’ozone, bouclier gazeux situé entre 20 et 50 km d’altitude et qui protège la Terre contre le rayonnement solaire ultraviolet. Ultérieurement, un amendement a décidé d’accélérer l’élimination des HCFC.

© AFP

 

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