Une hydrolienne testée dans la Loire à Orléans

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Installation d’une hydrolienne fluviale dans la Loire, à Orléans, le 6 novembre 2014
© AFP Guillaume Souvant

Orléans (AFP) – Orléans est devenue jeudi la première ville de France à tester grandeur nature une hydrolienne fluviale, immergée dans la Loire pour produire de l’électricité grâce à l’énergie cinétique de l’eau, a constaté jeudi une correspondante de l’AFP.

Baptisée Hydrofluv, cette machine expérimentale a été arrimée sur une barge flottante et mise à l’eau par une grue, entre deux ponts du centre-ville.

A la différence des hydroliennes marines, ce prototype ne comporte pas d’hélice, mais deux colonnes de turbines à axe de rotation vertical qui tournent à une vitesse de 20 à 40 tours/minute pour une puissance de 40 kW. l’appareil sera relié au réseau d’ici quelques mois et devrait permettre d’alimenter l’équivalent d’une soixantaine de foyers.

L’expérimentation, prévue jusqu’en juin 2016, a pour but d’optimiser les performances du produit et d’orienter le développement industriel et commercial de l’hydrolien fluvial dans le monde. Elle devrait aussi démontrer le faible impact environnemental de l’hydrolienne, notamment sur la faune, d’où le choix d’un fleuve encore « sauvage », la Loire, dont le lit est moins canalisé que celui d’autres cours d’eau.

« Nous avons des contraintes d’intégration dans le milieu, puisque nous sommes en zone Natura 2000, mais aussi d’acceptabilité sociétale par les riverains, puisque nous sommes en ville », précise Thomas Jaquier, directeur technique d’Hydroquest, la société grenobloise qui a mis au point cette machine.

Outre cette entreprise, le projet, d’un montant global de 2,46 millions d’euros, associe d’autres PME, EDF, et des pôles de compétitivité, plus la ville d’Orléans pour le déploiement en Loire. Il a obtenu le soutien financier du Fonds unique interministériel.

Si le projet est validé, l’entreprise table sur la fabrication de 300 à 500 machines par an d’ici 2020, ce qui représenterait la création d’une centaine d’emplois en France, et mise surtout sur l’export. Le potentiel du marché mondial serait de l’ordre de 12 milliards d’euros pour un total de 3 GW, principalement hors d’Europe, en Afrique et sur le continent américain notamment.

© AFP

 

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