Fukushima: le gros danger de la piscine du réacteur 4 en passe d’être écarté

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Le réacteur numéro 4 de la centrale accidentée de Fukushima, le 12 juin 2013, à Okuma, au Japon
© Pool/AFP/Archives Toshifumi Kitamura

Tokyo (AFP) – L’un des plus gros dangers pointés du doigt à la centrale accidentée de Fukushima est en passe d’être écarté avec le retrait achevé du combustible nucléaire usé qui se trouvait dans la piscine fragilisée du réacteur numéro 4, selon la compagnie Tepco.

Mardi, il ne restait que 11 assemblages de combustible usé dans ce bassin d’entreposage dont les pourtours avaient été fortement endommagés par des explosions d’hydrogène.

« Ces 11 assemblages ont été enlevés depuis et nous sommes actuellement en train d’effectuer les contrôles », a expliqué mercredi à l’AFP un porte-parole de Tepco.

Initialement, lors du début de ces opérations en novembre 2013, Tepco avait indiqué qu’elles seraient terminées au bout d’environ un an.

Quand a commencé ce retrait, la première grande étape dans le démantèlement de la centrale Fukushima Daiichi, il y avait dans la piscine 1.533 assemblages, dont 1.331 usés et 202 neufs. Les premiers sont désormais extraits mais restent encore 180 assemblages de combustible neuf à transférer en lieu plus sûr, ce qui devrait être fait dans les prochaines semaines.

Quoi qu’il en soit, en réalisant sans incident notable l’extraction des assemblages usés, Tepco a levé une menace importante: si la piscine avait subi une nouvelle catastrophe (à cause d’un séisme ou d’un tsunami), il aurait existé un risque de nouveaux dégagements massifs de substances radioactives à cause de la difficulté (voire l’impossibilité) de refroidir ce combustible.

Pour procéder à l’extraction, Tepco a bâti une nouvelle couverture au-dessus du réacteur numéro 4 et installé un dispositif neuf d’extraction ainsi que procédé à la récupération des détritus tombés dans le bassin.

Depuis, la même opération de transfert des assemblages un à un vers un caisson immergé pouvant en contenir 22, puis vers une autre piscine d’entreposage plus sûre, a été effectuée plus de 60 fois, sans problème notable.

Il n’est jamais arrivé auparavant que de telles tâches soient réalisées dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité.

Il s’agit en outre de la plus délicate opération depuis la stabilisation du site en décembre 2011, mais c’est cependant loin d’être la dernière ou la plus risquée.

Le combustible usé qui reste encore dans les piscines des réacteurs 1 à 3 devra lui aussi être extrait, des tâches encore plus difficiles compte tenu du niveau très élevé de radioactivité alentour.

© AFP

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