Barrage du Tarn: les opposants satisfaits du « processus de négociations »

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Un opposant à la construction du barrage de Sivens près de Gaillac le 29 octobre 2014
© AFP/Archives Rémy Gabalda

Toulouse (AFP) – Un porte-parole des opposants au projet de barrage de Sivens (Tarn), Ben Lefetey, s’est félicité mercredi qu' »un processus de négociations » ait été lancé par la ministre de l’Ecologie, mais a averti que les associations refusaient de relayer l’appel à « évacuer » le site.

« La rencontre à l’initiative de la ministre (socialiste, Ségolène Royal) a été la bienvenue. Elle a permis de commencer enfin un dialogue avec les porteurs du projet qui refusaient de nous écouter depuis deux ans », a dit à l’AFP M. Lefetey, joint à Paris où il avait participé mardi soir à la réunion de toutes les parties prenantes à l’affaire.

« Un processus de négociations est lancé pour identifier un compromis de sortie de crise, cela répond tout à fait à notre demande que toutes les solutions soient étudiées », a-t-il fait valoir, au nom du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, regroupant des associations opposées au barrage-réservoir.

« Il faut saisir l’opportunité de rediscuter de l’usage de l’argent public et définir les meilleurs moyens de garantir les revenus agricoles sur le bassin du Tescou, y compris en apportant des solutions à ceux qui ont des problèmes d’eau », a-t-il ajouté.

M. Lefetey a en revanche écarté l’idée que les associations de défense de l’environnement puissent appeler à l’évacuation du site du chantier, comme l’avait souhaité Mme Royal.

« Suite aux propos virulents d’élus locaux affirmant que les occupants de la ZAD (« zone à défendre ») terrorisent les riverains, la ministre a souhaité que la ZAD s’arrête au plus tôt et nous a demandé à nous, associations écologistes, d’appeler les zadistes à évacuer le site », a-t-il rapporté.

Mais, c’est « aux pouvoirs publics de discuter avec les occupants de la ZAD pour connaître les conditions de leur départ », a-t-il fait valoir.

« Si les zadistes obtiennent satisfaction, ils partiront d’eux-mêmes », a ajouté M. Lefetey. « Mais si le gouvernement veut les évacuer par la force, il devra en assumer les conséquences: après l’homicide d’une manifestant par les forces de l’ordre, une expulsion forcée risquerait de déclencher un nouveau cycle de violence », a-t-il conclu.

© AFP

 

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