Réchauffement climatique: l’Australie défend le charbon

Publié le : Last updated:

Temps de lecture : 2 minutes  

charbon

Des réserves de charbon dans le port de Newcastle, au nord de Sydney, le 25 avril 2012
© AFP/Archives Greg Wood

Sydney (AFP) – Le Premier ministre australien a défendu mardi l’utilisation du charbon comme source d’énergie malgré les avertissements de l’ONU sur les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.

Les experts internationaux sur le climat ont prévenu dimanche à Copenhague que les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère avaient atteint les niveaux les plus élevés depuis 800.000 ans. Ils ont averti qu’il fallait agir sans attendre et réduire les émissions mondiales de ces gaz (CO2, méthane, protoxyde d’azote), ce qui implique de se détourner des énergies fossiles.

Interrogé sur le sujet, Tony Abbott a estimé que le charbon, dont l’Australie est un grand exportateur, était essentiel pour l’économie nationale.

« Le charbon restera la base de notre prospérité dans un avenir prévisible », a-t-il dit à la presse. « Le charbon est au centre de notre mode de vie. On ne peut pas avoir un mode de vie moderne sans énergie, on ne peut pas avoir une économie moderne sans énergie et aujourd’hui, et dans un avenir prévisible, les besoins en énergie de l’Australie seront essentiellement assurés par le charbon », a-t-il déclaré.

L’énergie fossile est également cruciale pour l’économie mondiale et permettra aux pays en  développement d’améliorer leurs conditions de vie, a-t-il ajouté.

Le charbon, le gaz et le pétrole sont les principaux responsables des émissions de CO2  mais également les principales sources d’énergie dans le monde.

Tony Abbott avait qualifié en son temps de « sottises absolues » les études scientifiques attribuant à l’homme le réchauffement climatique et est déjà monté au créneau pour défendre l’industrie minière. L’Australie est un gros exportateur de charbon et de minerai de fer.

La communauté internationale s’est fixé comme objectif de maintenir la hausse globale des températures sous le seuil de 2°C, afin de limiter les impacts du changement climatique déjà à l’oeuvre et dont la vitesse est inédite. Pour garder ce cap, les émissions mondiales doivent être réduites de 40 à 70% entre 2010 et 2050, et disparaître totalement d’ici 2100, estiment les scientifiques.

© AFP

 

Media Query: