La jeunesse pour les vélos dans les bus

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vélo bus

Piste cyclable dans le parc de Gerland à Lyon, Rhône, France (45°43’ N – 4°49’ E). © Yann Arthus-Bertrand/Altitude

 

Les vélos devraient pouvoir monter dans les bus avec nous, telle est l’idée simple qui motive l’action de José María Ortega-Hernández. Après 2 ans d’efforts, il est parvenu à ce que les bus de Melilla, puis de Barcelone et Bilbao acceptent enfin les vélos à bord. Son initiative tuBICIenBUS (ton vélo dans le bus) est une manière de changer sinon le monde du moins les villes. Ce qui lui vaut de participer en ce moment au One Young World Summit 2014 à Dublin où des jeunes du monde entier présentent leurs idées et projets pour rendre le monde meilleur.

José María Ortega-Hernández; le jeune Espagnol qui veut généraliser les racks à vélo sur les bus. Photo DR

José María Ortega-Hernández; le jeune Espagnol qui veut généraliser les racks à vélo sur les bus. Photo DR

Ce jeune Espagnol de 21 ans étudie l’ingénierie aérospatiale mais il sait garder les pieds sur terre et propose à toutes les villes de son pays d’équiper leurs bus de racks à vélo. Le tout pour faciliter les déplacements doux, pour permettre aux cyclistes de monter dans un bus pour éviter une portion de route dangereuse ou si leur vélo à un souci technique. Il le reconnait lui-même sur le site web de son mouvement : « ce système existe et fonctionne dans de nombreux pays. En Espagne, ce n’est pour le moment possible qu’à Madrid, et encore, sur une seule ligne de bus. Nous demandons à étendre cette mesure à d’autres villes du pays pour permettre à tout le monde de combiner les transports publics et le vélo ».

Une idée venue d’Amérique

L’étudiant dit être inspiré par ce qui existe en Amérique du Nord. Aux Etats-Unis, pourtant réputés pour être le pays de l’automobile, il existait en 2007 près de 40 000 bus équipés de racks à vélo à l’avant. Ils permettent facilement et rapidement d’attacher et de détacher les vélos. Le premier autocar de ce type a été mis en service à la fin des années 1970 à Seattle. Depuis, des bus similaires se retrouvent de San Francisco à Philadelphie. En Europe, en Allemagne et en Suisse.

Et chez nous ?

En France, bien qu’encore rares, des cars avec des racks pour vélo à l’arrière existent en Bretagne, le long de la Loire, à Annecy, pour ne citer que ces exemples, surtout pendant l’été pour des raisons touristiques. A la Rochelle, les cars se rendant à l’île de Ré prennent les vélos pour éviter aux cyclistes d’emprunter le pont car trop dangereux. Ailleurs, le choix de rendre les transports en commun accessibles aux cycles dépend des villes et les vélos peuvent voyager ne soute, dans l’habitacle, dans des armoires à vélo à l’arrivée du bus ou même dans des remorques. Des progrès restent donc à faire, d’autant plus que l’installation de racks à l’avant des véhicules est jugée dangereuse par la DRIRE (Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement) qui doit homologuer ces dispositifs. L’initiative de José María Ortega-Hernández chez nos voisins espagnols aidera peut-être à faire qu’en France aussi, le vélo trouve le chemin des bus et des cars.

http://tubicienbus.es/id

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