La Pologne n’exclut pas de mettre son « veto » aux réductions d’émissions de CO2

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veto emission de CO2

La Première ministre polonaise Ewa Kopacz lors d’une conférence de presse à Varsovie le 19 septembre 2014
© AFP/Archives Wojtek Radwanski

Varsovie (AFP) – La Pologne, soucieuse de préserver ses centrales électriques au charbon, n’exclut pas de mettre son « veto » aux réductions draconiennes des émissions de CO2, souhaitées par beaucoup de pays de l’Union européenne dont la France, a déclaré jeudi la nouvelle Première ministre polonaise Ewa Kopacz.

« Nous allons accentuer de façon très ferme notre position », a dit dans une une interview télévisée Mme Kopacz, au lendemain de son investiture par le Parlement.

Un veto polonais pendant les négociations? « Je ne l’exclus pas », a-t-elle répondu.

Quelque 125 chefs d’Etat et ministres ont réaffirmé la semaine dernière aux Nations unies leur engagement à lutter contre le réchauffement climatique, au cours du tout premier sommet consacré à cet enjeu depuis l’échec de la conférence de Copenhague en 2009.

Si rien n’est fait, les températures pourraient augmenter de 4,8 degrés au cours du siècle. De quoi accentuer, selon toutes probabilités, les inondations et les sécheresses, accélérer la disparition d’espèces et créer de vastes problèmes de santé.

Publié à deux jours du sommet de l’ONU, le rapport annuel du Global Carbon Project (GCP) chiffrait à 2,3% l’augmentation en 2013 des émissions de dioxyde de carbone (CO2), le principal gaz à effet de serre, générées par la combustion de carburants fossiles et la filière ciment.

Seule parmi les grands pollueurs, l’Union européenne a, quant à elle, réduit ses émissions, de 1,8%, sur la même période malgré un retour en grâce du charbon en Pologne, Finlande et Allemagne.

Les pays membres de l’ONU, qui se sont fixés l’objectif de limiter le réchauffement à 2°C par rapport à l’époque pré-industrielle, comptent conclure fin 2015 à Paris un accord de réduction des émissions qui entrerait en vigueur à partir en 2020.

© AFP

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