Pollution: EELV demande l’automaticité des mesures d’urgence

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La ministre du Logement Cécile Duflot a rappelé jeudi son opposition à l'exploitation des hydrocarbures de schiste en France, et notamment à la proposition de son collègue du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui désire promouvoir une technique "propre" pour extraire ces ressources. © AFP/Archives Thomas Samson

La ministre du Logement Cécile Duflot a rappelé jeudi son opposition à l’exploitation des hydrocarbures de schiste en France, et notamment à la proposition de son collègue du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui désire promouvoir une technique « propre » pour extraire ces ressources.
© AFP/Archives Thomas Samson

 

Paris (AFP) – Une trentaine d’élus et de militants EELV, dont l’ancienne ministre Cécile Duflot et la secrétaire nationale Emma Cosse, se sont rassemblés devant l’Hôtel de Ville de Paris pour réclamer l’automaticité de la mise en place de la circulation alternée en cas de pic de pollution persistant.

Ce rassemblement faisait suite au refus du gouvernement jeudi de mettre en place la circulation alternée vendredi, alors que les conditions réglementaires requises étaient réunies, et que la mairie de Paris en avait fait la demande.

« Ce n’est pas parce que les élections sont passées que la pollution s’est arrêtée. Il faut que la circulation alternée soit automatique (…) Paris est la ville la plus polluée d’Europe, ça ne peut plus durer », a affirmé à la presse Cécile Duflot.

L’adjoint de la maire de Paris chargé des Transports Christophe Najdovski a en outre demandé la baisse de la TVA sur les transports (de 10 à 5,5% comme en 2012), et la définition d’un cadre réglementaire permettant la mise en place à Paris d’une « zone à basse émission », où la circulation serait restreinte aux véhicules les moins polluants. « Il y en a 200 en Europe, zéro en France ! », s’est-il exclamé.

L’adjoint chargé de la Santé Bernard Jomier a de son côté affirmé que la pollution était responsable de « 30.000 morts » prématurés par an en France, « ce n’est pas admissible », a dit ce médecin. « Les enfants qui toussent et les grands-mères essoufflées ne brûlent pas les centres d’impôts et les sous-préfectures. Alors à nous de les défendre », a-t-il ajouté.

Les élus écologistes avaient été rejoints par la conseillère de Paris PG Danièle Simonnet.

Le groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris a de son côté demandé dans un communiqué la mise en place de manière « systématique » d’un plan « pic de pollution », « toujours le même, et dès le premier jour de pic de pollution ».

« L’idée d’avoir un plan systématique intégrant la gratuité des transports, l’accès à Vélib, le stationnement résidentiel gratuit et la circulation alternée largement communiqué auprès de tous les habitants, permettrait à tous de ne plus se poser la question de savoir quelles seront les annonces de dernières minutes des pouvoirs publics, d’intégrer leur systématicité, de s’y habituer et donc de se les approprier », a précisé le porte-parole du groupe, Yann Wehrling.

Interpellée vendredi matin à l’Assemblée sur la décision du gouvernement, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a affirmé que « la concentration de pollution ne correspond(ait) pas au déclenchement de cette circulation alternée ».

« Déclencher de façon précipitée cette circulation alternée la veille au soir pour le lendemain, alors même que les normes de pollution n’étaient pas atteintes, il y a un problème de respect des citoyens », a-t-elle ajouté.

La préfecture de police a pourtant déclenché jeudi soir la « procédure d’alerte », qui permet des mesures exceptionnelles telles que la circulation alternée ou le contournement de l’agglomération par les poids lourds.

Ce déclenchement a été rendu possible par la « persistance » du dépassement du seuil d’information (50 microgrammes par m3) pour les particules PM10, même si le seuil d’alerte (80 microgrammes) n’a pas été dépassé, conformément à l’arrêté interministériel du 26 mars 2014.

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