Boues rouges dans les Calanques: pas d’autorisation de rejet

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Boues rouges avec des résidus de bauxite à Gardanne, le 8 octobre 2010 © AFP/Archives Anne-Christinne Poujoulat

Boues rouges avec des résidus de bauxite à Gardanne, le 8 octobre 2010
© AFP/Archives Anne-Christinne Poujoulat

Marseille (AFP) – La décision du conseil d’administration du Parc national des Calanques, qui a prolongé la dérogation permettant à une usine d’alumine de rejeter en mer des résidus liquides « ne saurait tenir lieu d’autorisation de rejet en mer », indique mercredi la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal.

« Cet avis ne saurait tenir lieu d’autorisation de rejet en mer pour le site Alteo de Gardanne, qui ne peut être délivrée que par le préfet, au nom de la ministre, au terme d’une instruction menée par les services de l’État qui n’est pas achevée », souligne-t-elle dans un communiqué.

Lundi, le conseil d’administration du Parc avait décidé dans un avis d’autoriser ces rejets « mais avec des conditions fermes ». Une décision dite conforme qui s’impose au préfet, avait affirmé son président, l’adjoint (UMP) au maire de Marseille, Didier Réault.

Mais la ministre avait vivement réagi via Twitter: « parc naturel des calanques et boues rouges: l’avis du CA n’est qu’un avis. En aucun cas une autorisation que je ne donnerai pas en l’état », avait écrit la ministre sur le réseau social.

Concrètement, l’avis du Parc doit permettre à l’usine Alteo, située à Gardanne (Bouches-du-Rhône), de poursuivre des rejets contraires à la Convention de Barcelone de 1976 sur la protection de la Méditerranée.

M. Réault avait en revanche promis de « meilleurs contrôles et un meilleur suivi des eaux rejetées » dans ce dossier, toujours appelé celui des « boues rouges », même si les rejets solides doivent eux disparaître d’ici au printemps grâce à un changement de processus de production pour ne laisser place qu’à des effluents liquides.

« L’avis du conseil d’administration du parc national des calanques constitue un socle minimal d’exigences auxquelles l’exploitant devra se conformer », juge pour sa part la ministre. Ces exigences « pourront être renforcées suite à l’enquête publique qui pourra permettre à chacune des parties de s’exprimer et dont le lancement est prévu pour la fin de l’année 2014 ».

Mme Royal a notamment demandé au préfet « d’examiner toutes les options techniques » pour « garantir des rejets compatibles avec la reconnaissance dont bénéficie ce territoire remarquable » et annoncé qu’elle allait rencontrer le président d’Alteo « dans les prochains jours ».

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