L’Afrique du Sud entend défendre ses éléphants contre les braconniers

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Un éléphant et un petit dans le parc national Kruger, en Afrique du Sud, le 22 juin 2010
© AFP/Archives Christophe Simon

Parc national Kruger (Afrique du Sud) (AFP) – Les dirigeants du célèbre parc national Kruger, en Afrique du Sud, ont assuré mardi qu’ils étaient bien préparés à défendre leurs éléphants contre les braconniers qui massacrent déjà les rhinocéros du parc par centaines.

« Nous sommes prêts. Nous avons les moyens de faire face », a déclaré à des journalistes Markus Hofmeyer, le chef des services vétérinaires des parcs nationaux sud-africains SANParks, qui gèrent le parc Kruger.

« La lutte contre le braconnage des rhinocéros nous a donné les compétences nécessaires », a-t-il ajouté.

SANParks a pourtant bien du mal à lutter contre les braconniers, qui avaient tué au 10 juillet (dernière statistique connue) 558 rhinocéros dans le pays depuis le début de l’année, dont 351 au Kruger.

La corne de rhinocéros se vend à prix d’or sur le marché noir de la médecine asiatique, où on lui prête différentes vertus (jamais démontrées par la science), et le triste bilan s’aggrave d’année en année dans les parcs sud-africains, où vivent 80% des quelque 25.000 rhinos du monde.

Malgré un cas en mai dans le parc Kruger –le premier en dix ans–, L’Afrique du Sud a parallèlement été épargnée jusqu’à présent par le braconnage des éléphants, qui fait des ravages dans la plupart des pays africains, y compris au Mozambique voisin. De nombreux experts pensent qu’elle sera la prochaine cible des trafiquants d’ivoire.

Mais pour Markus Hofmeyer, le danger pour les 16.000 éléphants du Kruger est moindre car « la valeur de l’ivoire est inférieure à celle d’une corne de rhinocéros ».

« De ce que nous avons remarqué des massacres d’éléphants, il faudrait beaucoup d’armes de plus gros calibre, et l’animal fait généralement beaucoup de bruit, attirant l’attention », a-t-il noté.

© AFP

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