Climat: La Nasa lance son premier satellite pour mesurer le CO2 dans l’atmosphère

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La fusée Delta II de la société United Lauch Alliance lancée mardi de la base Vandenberg en Californie, avec à bord le premier satellite de la Nasa destiné à la mesure des niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Photo lundi 30 juin 2014.
© NASA/AFP Bill Ingalls

Washington (AFP) – La Nasa s’apprête à lancer tôt mardi son premier satellite dédié à la mesure des niveaux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, le principal gaz à effet de serre participant au réchauffement du climat.

La lancement du satellite 0C0-2 est prévu à 09H56 GMT (02H56 locales) depuis la base aérienne de Vandenberg, en Californie (ouest des Etats-Unis), à bord d’une fusée Delta 2 de la société United Launch Alliance, pour être placé sur une orbite presque polaire à 705 kilomètres d’altitude.

Les prévisions météorologiques font état de 100% de probabilités de conditions favorables, indique l’agence spatiale américaine sur son site internet.

Le satellite, Orbiting Carbon Observatory-2 (OCO-2), est très similaire à l’OCO-1, détruit lors de son lancement en février 2009.

Il permettra de fournir une image plus complète et plus globale des émissions humaines et naturelles de CO2, ainsi que des puits de carbone comme les océans et les forêts qui absorbent et capturent ce gaz, dont le niveau dans l’atmosphère est le plus élevé depuis au moins 800.000 ans.

« Le dioxyde de carbone dans l’atmosphère joue un rôle essentiel dans l’équilibre énergétique de notre planète et est un facteur clé pour comprendre comment notre climat change », avait expliqué Michael Freilich, directeur de la division science de la Terre de la Nasa lors d’une conférence de presse début juin.

« Avec la mission OCO-2, la Nasa va apporter une contribution importante aux nouvelles observations du globe pour relever le défi scientifique d’une meilleure compréhension de notre planète et de son devenir », ajoutait-il.

OCO-2 deviendra le principal observatoire d’une flotte de cinq autres satellites internationaux, qui tournera autour de la Terre toutes les 99 minutes pour effectuer un ensemble d’observations quasi simultanées.

Le satellite, dont la mission doit durer au moins deux ans, effectuera des mesures d’échantillons des sources d’émission de CO2 et des puits de carbone sur l’ensemble du globe, pour permettre aux scientifiques de mieux étudier les changements du climat.

En avril, les concentrations mensuelles de dioxyde de carbone dans l’atmosphère ont dépassé 400 parties par million (ppm) dans tout l’hémisphère Nord, soit le plus haut niveau depuis au moins 800.000 ans, relève la Nasa.

La combustion des carburants fossiles (hydrocarbure, gaz naturel et charbon) et les autres activités humaines émettent près de 40 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère chaque année, produisant une accumulation sans précédent de ce gaz à effet de serre.

Les climatologues ont conclu que l’accroissement des émissions de CO2 résultant des activités humaines, surtout la combustion de combustibles fossiles et la déforestation, avaient modifié l’équilibre du cycle naturel du carbone de la Terre, entraînant une montée des températures et un changement du climat terrestre.

Actuellement, moins de la moitié du CO2 émis par les activités humaines reste dans l’atmosphère, selon les scientifiques.

Une partie du reste est absorbée par les océans mais les puits de carbone terrestres n’ont pas tous été localisés et restent encore mal compris, expliquent-ils.

Les mesures des niveaux de CO2 qui seront effectués par OCO-2 seront combinées aux données fournies par des stations d’observation terrestres, des avions et d’autres satellites, précise la Nasa.

© AFP

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