L’asphyxie de 24 chiens dans un camion cause un malaise à la SPA

Publié le : Last updated:

Temps de lecture : 2 minutes  

SPA camion

Un chien est photographié, le 16 octobre 2007 au refuge de la SPA (Société protectrice des animaux) à Gennevilliers
© AFP/Archives Joel Saget

Toulouse (AFP) – La mort récente de 24 chiens lors d’un transfert entre le refuge de la SPA de Tarbes et la SPA de Paris a semé le trouble entre les différents protagonistes qui se rejettent les responsabilités du drame.

Vingt-quatre des 38 chiens transportés le 23 avril vers Paris à la demande des pouvoirs publics pour cause de surpopulation à Tarbes sont morts asphyxiés en cours de route.

Le refuge de Tarbes assure que toute l’opération a été coordonnée par la SPA de Paris. La SPA de Tarbes et celle de Paris mettent en cause le transporteur, la Sapca. Le PDG de la Sapca, Jean-François Fonteneau, reconnaît que le camion de 20 m3 qu’il avait loué pour l’occasion n’était « pas agréé », mais il s’en prend au fonctionnement « dramatique » de la SPA de Tarbes.

Le parquet de Tarbes devrait rapidement décider au vu des analyses toxicologiques si l’enquête reste à Tarbes ou si elle doit être transmise à Agen, près du siège du transporteur, ou encore à Paris, siège national de la SPA, en fonction des responsabilités principales, a-t-on appris auprès de la procureure Chantal Firmigier-Michel.

La présidente du refuge de Tarbes, Paulette Cassou, a porté plainte contre X le 28 avril. La présidente nationale Natacha Harry a indiqué avoir fait de même de son côté le 24 avril.

Selon la vice-présidente du refuge de Tarbes, Maud Starck, petite fille de Paulette Cassou, le camion utilisé « nous a semblé inadapté. C’était un camion de déménagement sans aération, conçu pour le transport de meubles, pas d’animaux vivants. Mais nous n’avons pas osé nous opposer au transport: il y avait sur place quelqu’un des services vétérinaires, ainsi qu’une déléguée de la SPA nationale, le chauffeur a assuré qu’il faisait cela depuis longtemps et s’arrêterait toutes les deux heures ». « On s’en veut, on n’aurait jamais dû les laisser partir! », lance Mme Starck.

© AFP

Media Query: