Nucléaire: EDF détaille les coûts de son « grand carénage »

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La centrale nucléaire de Fessenheim
© AFP/Archives Sebastien Bozon

Paris (AFP) – Un responsable d’EDF a détaillé jeudi les coûts du plan de « grand carénage » de l’énergéticien, qui prévoit de mener pour 55 milliards d’euros de travaux de maintenance sur ses 58 réacteurs français à l’horizon 2025.

Sur cette enveloppe, 10 milliards d’euros concernent des investissements de mise aux normes des centrales après la catastrophe de Fukushima, en 2011 au Japon, a expliqué Dominique Minière, directeur délégué à la direction Production-Ingénierie d’EDF lors d’une audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la filière nucléaire.

Vingt autres milliards d’euros d’investissements sont également prévus pour améliorer la sûreté des réacteurs, « lors des arrêts de tranche, et notamment des visites décennales » menées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a-t-il ajouté.

Quinze milliards sont consacrés à « la maintenance lourde des grands composants » et 10 milliards « au titre d’autres projets patrimoniaux (environnement, risque incendie, risque grand chaud-grand froid) ».

Le responsable a rappelé la volonté d’EDF d’étendre la durée de vie de ses centrales au-delà de 40 ans.

« La plupart des grosses opérations auront été menées d’ici 2025 », a-t-il indiqué.

« Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’autres opérations à mener derrière, notamment sur des réacteurs de 1.300 mégawatts, qui sont un petit peu plus jeunes.

Elles seront « plutôt à faire autour de 35-40 ans » de durée de vie pour ces réacteurs, au nombre de 20 en France, contre « 25-30 ans » pour les 34 réacteurs de 900 mégawatts, de génération plus ancienne.

Interrogé plus tôt jeudi par la commission d’enquête, le président de l’ASN Pierre-Franck Chevet a toutefois affirmé que l’autorisation du fonctionnement des réacteurs français après 40 ans n’était « pas acquise ».

Les discussions sur cette prolongation ont déjà débuté avec l’exploitant EDF, qui doit remettre ses propositions à l’ASN.

« Nous estimons qu’on sera en mesure d’émettre un premier avis en 2015; l’avis final générique pourrait intervenir en 2018 ou 2019, sachant que de toutes manières nous serons ensuite amenés à nous prononcer réacteur par réacteur », a dit M. Chevet.

© AFP

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