La majorité des réserves marines sont inefficaces

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Barrière de corail, Queensland, Australie (17°01’ S - 146°10’ E). © Yann Arthus Bertrand / Altitude

Barrière de corail, Queensland, Australie (17°01’ S – 146°10’ E). © Yann Arthus Bertrand / Altitude

La majorité des réserves marines de la planète sont inefficaces : elles ne protègent pas correctement les espèces marines qu’elles abritent. C’est la conclusion d’une étude australienne parue dans le journal scientifique Nature.

Avec l’aide d’une centaine de plongeurs à travers le monde, des chercheurs de l’université de Tasmanie ont étudié les bénéfices des réserves marines sur la conservation des espèces. Et les résultats ne sont pas bons. En effet, près de 60 % (59 % précisément) des réserves marines étudiées ne se distinguent pas écologiquement de zones comparables non protégées. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié, six années durant, 87 réserves marines réparties dans 40 pays.

Le professeur Graham Edgar, en charge de l’étude, a déterminé les cinq facteurs de réussite qui font donc trop souvent défaut. Pour être efficace en termes de conservation, une réserve marine doit être une zone de non-pêche, mise en place depuis plus de 10 ans, de taille supérieure à 100 km2, isolée du reste de l’océan par un banc de sable ou une zone de grand bleu et dans laquelle les règles sont correctement appliquées. L’existence de pêche illégale est la principale cause des échecs.

Selon Edgar, « cette étude montre que les projets de conservation qui ne prennent en compte que la géographie de la zone protégées ne pourront pas optimiser la protection de la biodiversité marine ». Des efforts doivent être déployés pour améliorer le design et la stratégie des réserves marines, note The Guardian. Et Edgar d’ajouter, « étant donné les changements importants qui ont lieu sous l’eau loin de notre vue et le peu de connaissance que nous avons de ce qui s’y passe et de la façon dont nous devons faire face à ces changements, le besoin d’avoir des zones qui protègent des écosystèmes entiers n’a jamais été aussi grand ».

 

 

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