Exposition aux pesticides, une prédisposition génétique favorise la maladie de Parkinson

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Epandage de pesticides sur une plantation de carottes à Jeju-Do, Corée du Sud (33°27’ N – 126°34’ E). © Yann Arthus-Bertrand/Altitudr

Un gène favorise le développement de la maladie de Parkinson suite à l’exposition aux pesticides. Les personnes porteuses du gène ALDH2, situé sur le chromosome 12, ont en effet 2 à 6 fois plus de probabilité d’être atteint par cette maladie incapacitante. Elles sont plus sensibles aux effets inhibant des pesticides sur l’’aldéhyde déshydrogénase (ALDH), une enzyme dont la sécrétion  empêche le développement de cette maladie neuro-dégénérescente qu’est la maladie de Parkinson. Ce sont les résultats d’une étude conduite par des chercheurs de l’université de Los Angeles, rapporte le site ScienceDaily.

Dès 2013, une étude de l’Université de Los Angeles avait montré un lien de causalité entre le benomyl, un fongicide employé aux Etats-Unis et la maladie de Parkinson. Dans la continuité de ces travaux, en comparant les codes génétiques de 360 patients atteints de Parkinson avec ceux de 816 autres personnes épargnés par la maladie et vivants dans la même région agricole de Californie, les scientifiques ont constaté le rôle joué par le gène ALDH2. Le gène ALDH2 est une variante du gène ALDH.

Jeff Bronstein, professeur de neurologie  à l’Université de Los Angeles explique : « nous étions très surpris qu’autant de pesticides empêchent l’action de l’enzyme ALDH à de si faibles niveaux. Ces concentrations sont à des niveaux inférieurs à ceux requis pour que les pesticides jouent leur rôle. Ces pesticides peuvent se trouver dans l’alimentation, être employés dans les parcs et les terrains de golf voire dans le contrôle des ravageurs dans les bâtiments. Cela augmente considérablement  le nombre de personnes à risque exposés ».

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