Greenpeace obtient l’extension du moratoire sur le soja amazonien

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Brésil, Campo Novo do Parecis : des moissonneuses batteuses récoltent du soja dans l’Etat du Matto Grosso au Brésil. © AFP PHOTO/Yasuyoshi CHIBA

Brésil, Campo Novo do Parecis : des moissonneuses batteuses récoltent du soja dans l’Etat du Matto Grosso au Brésil. © AFP PHOTO/Yasuyoshi CHIBA

L’ONG Greenpeace a obtenu du gouvernement brésilien et de l’association des revendeurs de soja au Brésil, l’extension du moratoire sur le soja amazonien en vigueur depuis 2006.

Ce moratoire avait été obtenu par l’ONG écologiste qui avait montré combien la culture du soja était devenue une menace pour l’Amazonie. Le texte concerne 62 municipalités responsables à elles seules de près de 97% de la production de soja de toute l’Amazonie. Il protège plus de 8 millions d’hectares de forêts, note Mongabay. Car les revendeurs de soja de la zone se sont mis d’accord pour ne pas commercialiser pendant la durée du moratoire les graines de soja provenant de zone fraîchement déboisées. Ils favorisent donc les graines provenant de plantations existantes, ce qui protège les forêts de nouveaux déboisements.

Pour Greenpeace, l’extension de ce moratoire pour une année supplémentaire est une victoire. En effet, suite à des changements du code forestier en 2012, le gouvernement brésilien vient d’annoncer une augmentation très marquée du taux de déforestation : près de 30%.  Selon Greenpeace, ce sont les grands groupes alimentaires, comme Carrefour, Nestlé, McDonalds ou encore Unilever qui ont œuvré pour la poursuite de ce moratoire.

Pour Paulo Adario, consultant senior sur les forêts pour Greenpeace, « la déforestation est de nouveau en croissance et les infrastructures d’exportation du soja sont de nouveau en tête au cœur de l’Amazonie. Aujourd’hui marque le début des prochaines négociations (ndlr : pour préparer l’après-moratoire). Un nouvel accord doit être encore plus fort que le moratoire actuel ».

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