Un cargo espagnol se brise sur une digue à l’entrée du port de Bayonne

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Des sauveteurs s’affairent près du cargo qui s’est brisé en deux morceaux à Anglet, le 5 février 2014
© AFP Gaizka Iroz

Anglet (AFP) – Un cargo espagnol long d’une centaine de mètres avec au moins onze membres d’équipage, dont un blessé, s’est brisé mercredi sur une digue d’Anglet, au Pays basque, à l’entrée du port de Bayonne, déclenchant l’évacuation de l’équipage et un plan de lutte contre les pollutions maritimes.

L’état de santé exact du marin blessé n’a pas été précisé. Avec les autres membres de l’équipage il a été conduit à l’hôpital de Bayonne a-t-on appris à la mairie d’Anglet. Selon la mairie d’Anglet ils seraient 12 et selon la Préfecture 11.

L’évacuation s’est terminée en début d’après midi dans des conditions « très difficile » en raison d’un vent soufflant à quelque 110 km/h jusqu’à la mi-journée, a indiqué la mairie d’Anglet.

Le cargo qui s’est brisé vers 10h30 sur une digue de la plage des Cavaliers à Anglet. Il était à vide mais contenait 127 m3 de fioul, soit à peu près l’équivalent de quatre camions citerne.

Le premier niveau du Plan Polmar de lutte contre les pollutions maritimes a été déclenché en fin de matinée, a indiqué à l’AFP le sous-préfet de Bayonne, Patrick Dallennes.

Le ministre de la Mer Frédéric Cuvillier, se rendra sur place dans l’après midi, a annoncé à l’AFP son cabinet.

A la mi-journée, une moitié du navire était encastrée contre une digue de la plage des Cavaliers à Anglet — un des spots préférés des surfeurs en France — et l’autre moitié était quasiment échouée sur le rivage, où une très forte houle avec des vagues d’au moins six mètres était visible en fin de matinée.

« Ca sent le pétrole sur la plage », a déclaré à l’AFP Iban Ithurbide, directeur d’une école de surf située à plus d’un kilomètre de la plage, où les badauds, venus nombreux avaient été évacués peu après 12H30, se postant alors sur un parking en retrait de la plage.

Le naufrage s’est produit vers 10H10 alors que le cargo se trouvait à l’entrée du port de Bayonne vers lequel il se dirigeait, et a été victime d’une « avarie électrique totale », selon un communiqué de la préfecture maritime de l’Atlantique.

Cet accident s’est produit dans un contexte de fortes intempéries et alors que l’ensemble de la façade atlantique était en alerte orange face au risque de « vagues-submersions » et de vents forts.

Le cargo « Luno » a 100 mètres de long, transporte onze membres d’équipage et bat pavillon espagnol, a précisé la préfecture maritime. La mairie d’Anglet en revanche assure qu’il transporte 12 membres d’équipage.

Selon la mairie d’Anglet, qui a pour sa part déclenché un « plan de sauvegarde », le cargo s’apprêtait à rentrer dans le port de Bayonne.

Une équipe de dépollution devait arriver en début d’après-midi de Brest, a-t-on précisé à la préfecture, qui a confirmé que le navire ne transportait rien d’autre que le gasoil de sa cuve.

Le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage  a été alerté des difficultés du navire à l’entrée du port de Bayonne peu après 10h00, a précisé la préfecture maritime.

Deux remorqueurs et le bateau pilote de Bayonne se trouvaient alors à proximité et le pilote est monté à bord. Quelques instants après, le cargo s’est cassé en deux sur la digue sud. « La priorité est la mise en sécurité des membres d’équipages et du pilote », a-t-on précisé de même source.

Jean Espilondo, le maire d’Anglet, s’est interrogé sur l’autorisation accordée au navire de rentrer dans le port de Bayonne par très mauvais temps. Selon lui « on sait que les conditions d’entrée dans le port de Bayonne sont très difficiles ».

Sur l’ensemble de la France, neuf départements de la Manche et de l’Atlantique étaient toujours en vigilance orange « vagues-submersion » par Météo-France (Charente-Maritime, Côtes-d’Armor, Finistère, Gironde, Landes, Loire-Atlantique, Morbihan, Pyrénées-Atlantiques et Vendée) à la mi-journée.

En Bretagne, quelque 25.000 personnes étaient privées d’électricité en fin de matinée en raison des vents amenés par la tempête Petra, qui frappe la côte Atlantique depuis mardi soir, selon ERDF.

© AFP

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