Royaume Uni : 3000 normes environnementales abandonnées ou assouplies

Publié le : Last updated:

Le premier ministre britannique David Cameron AFP PHOTO / POOL / Chris Jackson

Le premier ministre britannique David Cameron AFP PHOTO / POOL / Chris Jackson

Le gouvernement britannique a décidé de la suppression ou de la révision de 3000 normes environnementales dans le but de relancer l’économie. Cette annonce a été faite hier par le premier ministre David Cameron lors d’une intervention destinée aux petites et moyennes entreprises, rapporte el Mundo.

 « Nous avons revu toutes les normes en vigueur, des plus sérieuses jusqu’au plus ridicules, et nous sommes parvenus à la conclusion qu’il fallait supprimer ou réviser jusqu’à 3000 réglementations, a déclaré Cameron. Les entreprises économiseront ainsi chacune plus de 850 livres (environ 1000 euros) par an, soit au total un demi-million de livres (600 000 euros) chaque jour pour l’ensemble des entreprises. »

Plus de 80 000 pages de réglementations environnementales seront supprimées, telles que les objectifs sur les énergies renouvelables, les critères d’efficacité énergétique pour les nouvelles constructions, la préservation des haies ou encore le contrôle de la pollution industrielle. Cameron se défend en expliquant que la majorité de ces normes étaient obsolètes et constituaient un poids pour les petites entreprises.

La nouvelle a été globalement bien accueillie au forum des petites et moyennes entreprises, bien qu’elle ait valu une critique sévère de la part des secteurs pénalisés par cette décision. Parmi eux, le Green Building Council (GBC) assure que la « rhétorique anti-vert »  pourrait compromettre sérieusement la mise en application du code de construction durable ou certains objectifs tels que la construction de bâtiments zéro émissions en 2019.

Avant d’être élu en 2010, David Cameron avait promis de diriger le gouvernement « le plus vert » de l’histoire du Royaume-Uni. Son annonce d’hier fournit de nouveaux arguments aux groupes écologistes qui l’accusent de ne pas respecter sa promesse électorale et de s’être plié aux demandes des lobbies, comme l’atteste son récent soutien en faveur de l’exploitation des gaz de schiste.

Media Query: