Requins et raies menacés par la surpêche

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Afrique du Sud : un grand requin blanc est photographié en plein attaque de phoque au large de False Bay en Afrique du Sud. © AFP PHOTO/Carl de Souza

Afrique du Sud : un grand requin blanc est photographié en plein attaque de phoque au large de False Bay en Afrique du Sud. © AFP PHOTO/Carl de Souza

Un quart des espèces connues et répertoriées de requin et de raies sont menacées d’extinction. Telle est la conclusion d’une vingtaine d’années d’études menées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) afin de connaître l’état de conservation global des populations connues d’élasmobranches (le nom scientifique de ce groupe d’animaux), note Phys.org.

Par le passé, les études s’étaient intéressées à la conservation locale des espèces d’élasmobranches en s’appuyant notamment sur les chiffres des pêcheries concernées, très incomplètes et imprécises, voire biaisées. En étudiant les données globales disponibles sur ces espèces, telles que la distribution, la biologie, l’habitat ou encore les menaces, l’organisation a publié un état des lieux général de leur conservation à travers le globe.

Sur 1 041 espèces répertoriées, l’étude a donc pu conclure que 249 d’entre elles sont menacées d’extinction ; parmi elles, 107 espèces de raies et 74 de requins sont en danger critique d’extinction. Il est important de noter que pour 46 % des espèces répertoriées, les données disponibles n’étaient pas suffisantes pour conclure de leur état de conservation. C’est sur ce point que Nick Dulvy, spécialiste des requins et des raies à l’UICN, insiste : « les espèces charismatiques, telle que le grand requin blanc, ne sont pas les seules à être menacées ». Même si le manque de connaissances empêche les scientifiques de se prononcer sur l’état de conservation d’autres espèces peu connues, deux zones particulièrement vulnérables ont été mises à jour : le bassin indo-pacifique et la mer rouge.

La surpêche et la perte de leur habitat sont les principales menaces qui pèsent sur ces espèces. Pour Dulvy, mieux connaître et mieux protéger ces espèces passe par une interdiction totale de pêcher les plus menacées d’entre elles, par un renforcement des mesures de protection de leurs habitats clés et par la mise en place de quotas justifiés scientifiquement.

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