Les phénomènes climatiques extrêmes liés à El Nino vont doubler au cours du prochain siècle

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Philippines, Tacloban: des débris jonchent le sol après le passage du typhon Haiyan, la plus grosse catastrophe naturelle de l’année 2013. ©  AFP PHOTO / TED ALJIBE

Philippines, Tacloban: des débris jonchent le sol après le passage du typhon Haiyan, la plus grosse catastrophe naturelle de l’année 2013. © AFP PHOTO / TED ALJIBE

Cyclones, sécheresses, inondations… les phénomènes climatiques extrêmes liés aux épisodes d’El Nino vont doubler en fréquence au cours des prochaines décennies si rien n’est fait pour stopper le réchauffement climatique.  C’est la conclusion d’une étude parue dans le journal Nature Climate Change, note The Guardian.

El Nino est un phénomène climatique naturel qui a lieu lorsque la température des eaux du Pacifique augmente modifiant les profils de précipitations dans cette région du globe, avec des répercussions sur toute la planète. Le dernier épisode extrême d’El Nino a eu lieu en 1997-98. Il est à l’origine de l’année la plus chaude jamais enregistrée. Les inondations, cyclones, sécheresses et feux de forêts qui ont suivi ont tué près de 23 000 personnes et engendré 25 à 34 milliards d’euros de dégâts.

Si rien n’est fait pour stopper les émissions actuelles de gaz carboniques et l’augmentation des températures qui leur sont associées, la fréquence de ces phénomènes climatiques extrêmes va doubler au cours des 100 prochaines années, pour atteindre un par décennie. Selon le professeur Mat Collins, de l’Université d’Exeter, qui a participé à ces travaux, « c’est un résultat inattendu car nous pensions que le phénomène d’El Nino était indépendant du réchauffement climatique. » «  Les pluies tropicales affectées par El Nino ont un impact drastique sur le climat du monde… l’influence de cette découverte sur l’Homme est considérable », poursuit-il.

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