Après l’interdiction, l’exposition aux phtalates a diminué mais …

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phtalates

Des canards en plastique © AFP PHOTO MIGUEL MEDINA

Une étude portant sur 11 000 Américains a montré que leur exposition à certains phtalates interdits en 2009  avait diminué entre 2001 et 2010. Dans le même temps, l’exposition à d’autres phtalates encore autorisés a augmenté, rapporte le site ScienceDaily.

Ami Zota, professeur d’environnement et de santé à l’université de San Fransisco, livre les grandes conclusions de cette étude à laquelle elle a particpée: « nous sommes contents de constater que l’exposition à certains phtalates au centre des préoccupations pour la santé a diminué. Malheureusement, nos données montrent qu’ils sont remplacés par d’autres phtalates avec eux  aussi un potentiel effet néfaste sur la santé. »

Suite à l’interdiction de certaines familles de phtalates, les entreprises les ont substitués par d’autres phtalates. Ces derniers sont des molécules chimiques employés pour adoucir les plastiques connues pour avoir des effets sur la santé notamment sur le fonctionnement des organes reproducteurs.

Ainsi, 3 substances interdites, le BBzP, le DnBP et le DEHP sont moins présentes chez les enfants et les adultes étudiés.  Cependant, chez ces derniers les taux d’autres familles de phatalates ont augmenté. Cette augmentation est de l’ordre  15 % pour le DnOP et de 25 % pour le DiDP et a pu atteindre jusqu’à 150 % pour le DiNP.

Malgré ces résultats en demi-teinte, Tracey Woodruff qui dirige un institut sur la santé et la reproduction à l’université de San Francisco estime que l’interdiction a joué un rôle bénéfique car « cette étude indique aussi que les actions du gouvernement et des groupes de consommateurs peuvent faire la différence pour réduire l’exposition de tous les Américains à ces molécules. »

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