Cheval de laboratoire: pourquoi?

Publié le : Last updated:

Temps de lecture : 2 minutes  

FRANCE, Goustranville : Claire Collobert (G) vétérinaire inspecteur, pratique des autopsies sur des chevaux malades, le 02 aôut 1988, à l'Institut de pathologie du cheval à Goustrainville. Ce centre de recherche unique en France s'intéresse surtout aux épidémies, ses cobayes équins lui permettant de pratiquer des essais de vaccins et de mettre au point des méthodes de dépistage.  © AFP

FRANCE, Goustranville : Claire Collobert (G) vétérinaire inspecteur, pratique des autopsies sur des chevaux malades, le 02 aôut 1988, à l’Institut de pathologie du cheval à Goustrainville. Ce centre de recherche unique en France s’intéresse surtout aux épidémies, ses cobayes équins lui permettant de pratiquer des essais de vaccins et de mettre au point des méthodes de dépistage. © AFP

Vingt et une personnes ont été arrêtées ce lundi dans le sud de la France pour avoir participé à la mise sur le marché illégale de viande de cheval impropre à la consommation humaine.

La plupart des chevaux provenaient de la filière pharmaceutique : ils étaient notamment utilisés dans l’élaboration de vaccins contre le tétanos et la rage.

Une fois vaccinés, les chevaux produisent en effet des anticorps qui sont par la suite utilisés pour fabriquer des sérums, note Le Monde. Trois ans environ après le début des prélèvements, les laboratoires revendent ces animaux pour des sommes modiques, parfois de quelques dizaines d’euros seulement, à des écoles vétérinaires, des particuliers, des centres équestres ou des abattoirs. En aucun cas, cependant ces animaux ne sont-ils destinés à la consommation humaine. En effet, les vaccins qui leurs sont administrés ne sont pour la plupart pas encore homologués par l’agence sanitaire et il est donc impossible de connaître leurs effets au long terme sur la santé humaine. Une mention spécifique est alors ajoutée sur leur carnet de santé et dans la puce qui permet de les identifier. Selon Le Monde, seul le préfet est habilité a autoriser la remise en liberté d’un cheval de laboratoire ; il doit  s’assurer au préalable que l’animal ne présente pas de danger pour la santé publique, animale ou pour l’environnement.

La viande de cheval peut se revendre à 14€ le kilo

Dans l’affaire actuelle, la gendarmerie a eu affaire à un réseau de trafiquants qui ont falsifié les documents des chevaux après les avoir rachetés au groupe pharmaceutique Sanofi. L’affaire porte sur la vente de plus de 200 chevaux achetés auprès du groupe pharmaceutique pour moins de 10€ chacun, sachant qu’un animal peut peser plus de 500 kilos et que le prix au kilo est d’environ 14€, note le Parisien.

Le négociant en viande au cœur de l’affaire, Patrick Rochette, avait déjà été condamné en 2007 à 13 mois de prison avec sursis pour délit d’importation de denrées animales non conformes aux normes sanitaires, note Midi Libre. Cette fois-ci, le négociant est accuse de trafic de viande de gros.

Media Query: