Pollution: Bruxelles propose des actions pour lutter contre le « tueur invisible »

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tueur invisible

Un nuage de pollution au-dessus de Paris vu depuis le parc de Saint-Cloud, en banlieue, le 12 décembre 2013
© AFP/Archives Thomas Samson

Bruxelles (AFP) – La Commission européenne a proposé mercredi d’imposer des plafonds nationaux plus stricts pour les principales sources de la pollution de l’air afin de lutter contre ce « tueur invisible » et éviter 58.000 décès prématurés chaque année.

« Il s’agit de donner un prix à la vie humaine », a expliqué au cours d’une conférence de presse le commissaire à l’Environnement Janez Potocnik, visiblement exaspéré par les questions sur le coût de ces propositions.

« Nous voulons faire appliquer le principe du pollueur-payeur. Il y a toujours quelqu’un qui paie, et malheureusement aujourd’hui, ce n’est pas celui qui pollue », a-t-il déploré.

Le train de mesures « actualise la législation en vigueur et réduit encore les émissions nocives de l’industrie, du transport, des installations de production d’énergie et de l’agriculture, en vue de limiter leur impact sur la santé humaine et sur l’environnement », a-t-il expliqué.

La Commission propose aux Etats d’établir de « nouveaux objectifs de qualité de l’air pour la période allant jusqu’en 2030 », de « réduire les plafonds nationaux existants pour les six principaux polluants » et de « légiférer pour réduire la pollution émanant des installations de combustion de taille moyenne ».

« En 2030, si l’on compare à une situation restée inchangée, le train de mesures sur la qualité de l’air devrait permettre d’éviter 58.000 décès prématurés », a soutient la Commission.

Le problème est que les Etats membres ne parviennent déjà pas à respecter les normes actuellement en vigueur pour les concentrations de particules fines, le dioxyde de soufre, le plomb, les oxydes d’azote, le monoxyde de carbone et le benzène.

« Tous les Etats ont reçu une lettre de notification », première étape de la procédure d’infraction, a précisé la Commission.

« De nombreuses régions et villes ne respectent ni les normes ni les objectifs de l’UE en matière de qualité de l’air, ce qui a des conséquences sur la santé publique et entraîne une augmentation des coûts de soins de santé et des coûts économiques », a-t-elle souligné.

« Pour la société, le total des coûts externes de santé liés à la pollution de l’air est estimé entre 330 et 940 milliards d’euros par an. La situation est particulièrement grave dans les zones urbaines où vit aujourd’hui la majorité des Européens », a-t-elle précisé.

© AFP

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