Paris: la vitesse sur le périphérique va être limitée à 70 km/h contre 80

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vitesse sur le périphérique

Vue du périphérique à Paris, le 27 septembre 2012
© AFP/Archives Kenzo Tribouillard

Paris (AFP) – La vitesse sur le périphérique parisien va être limitée en janvier à 70 km/h, contre 80 actuellement, a-t-on indiqué lundi de source gouvernementale, confirmant une information du Monde.fr.

Cette mesure qui prendra effet après l’examen du décret en Conseil d’Etat et sa publication « avant la fin janvier », « vise à lutter contre la pollution, automobile et sonore », a-t-on précisé de même source.

Cette décision relève à la fois des ministères de l’Intérieur, des Transports et de l’Ecologie, tous trois signataires du décret.

Actuellement, la vitesse maximale sur le périphérique parisien est de 80 km/h, elle est limité à 50km/h sur certains tronçons, ce qui ne changera pas.

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s’était dit en juillet « favorable » à une baisse de 80 à 70 km/h de la vitesse maximale sur le périphérique, ouvrant la voie à  une mise en oeuvre rapide de cette mesure souhaitée par la mairie de Paris.

Une telle baisse aurait « un impact positif en termes de sécurité routière, de lutte contre la pollution et contre les nuisances sonores », avait à l’époque expliqué Julien Bargeton, adjoint PS au maire de Paris chargé des transports.

Le Conseil de Paris avait adopté dès juillet 2011 un voeu en faveur de cette mesure. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, à plusieurs reprises sous le précédent quinquennat, en avait adressé la demande à la préfecture de police, sans succès.

« Il n’y aura pas de répercussion majeure sur l’accidentalité », a assuré à l’AFP Chantal Perrichon, porte-parole de la Ligue contre la violence routière. « Avec la mise en place des radars, on est passé de 15 morts à deux ou trois tués par an », dit-elle, assurant que « le périphérique est maintenant une voie sûre ».

« D’un point de vue sécurité routière, ça n’apporte rien », renchérit Pierre Chasseray, porte-parole de 40 millions d’automobilistes. « C’est une bonne nouvelle pour les radars, mais c’est tout », explique-t-il à l’AFP.

Au niveau sonore, son association estime que la mesure n’entraînerait qu’un changement « imperceptible », de l’ordre d’un décibel. « En revanche, investir dans les infrastructures routières telles que les enrobés de nouvelle génération permettrait d’abaisser cette fois-ci de 9 décibels la perception sonore et rendrait perceptible le changement », assure-t-elle dans un communiqué.

« La première lutte contre la pollution repose sur le renouvellement progressif du parc automobile national, qui entraînera par voie de conséquence une baisse extrêmement significative des particules émises par l’automobile », ajoute-t-elle.

© AFP

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