Alerte à la pollution aux particules à Paris, Bordeaux, Lyon et Poitiers

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Le seuil d’alerte à la pollution aux particules, le plus élevé, a été déclenché dans plusieurs villes françaises
© AFP/Archives Johannes Eisele

Paris (AFP) – Le seuil d’alerte à la pollution aux particules, le plus élevé, a été déclenché mardi en région parisienne, dans l’agglomération bordelaise et le bassin lyonnais, ainsi qu’à Poitiers et Castres, ont annoncé les organismes chargés de la qualité de l’air dans les différentes régions.

En Ile-de-France, la préfecture de police a instauré une baisse de 20 km/h sur toutes les routes où les vitesses maximales sont supérieures ou égales à 80 km/h et a notamment appelé à « limiter l’usage des véhicules diesel non équipés de filtres à particules », ainsi que « les transports routiers de transit ».

Les feux de cheminée en foyer ouvert sont interdits et il est demandé à la population de « privilégier les activités calmes ».

Le niveau d’alerte est déclenché pour les PM 10 (particules au diamètre inférieur à 10 microns) à partir d’une concentration de 80 microgrammes de particules par mètre cube d’air.

Le seuil d’alerte, déjà atteint en Ile-de-France lundi, sera maintenu mercredi, a indiqué Airparif, l’agence régionale.

A Bordeaux, il a été déclenché mardi pour la troisième fois en moins d’une semaine. Cet épisode de pollution, entamé mercredi lorsque le seuil d’information et de recommandation a été franchi, dure depuis une semaine, soit la plus longue période jamais enregistrée à Bordeaux.

Le seuil d’alerte a également été déclenché à Poitiers, ATMO Poitou-Charentes estimant que cette situation défavorable devrait se maintenir pour la journée de mercredi et pourrait être prolongée dans la semaine compte tenu des conditions météorologiques.

Le seul d’information, déclenché quand la concentration est supérieure à 50 microgrammes, était dépassé mardi localement dans la grande majorité des régions de France.

Les épisodes de pollution aux PM10 sont fréquents en hiver, avec l’augmentation des émissions liées au chauffage, principalement à bois, et de conditions météorologiques souvent défavorables à la dispersion des polluants.

En 2012, en Ile-de-France, les seuils d’information et d’alerte ont été dépassés durant 19 jours en hiver (janvier-février-novembre-décembre), 17 jours en mars-avril, et un jour en mai.

Générées par l’industrie, le chauffage et le transport (diesel), les particules peuvent provoquer de l’asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Les plus fines d’entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées « cancérogènes certains » par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Une étude publiée lundi indique qu’une exposition prolongée aux particules fines a un effet néfaste sur la santé même lorsque les concentrations restent dans la norme dictée par l’Union européenne, bien moins stricte que celle recommandée par l’OMS.

© AFP

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