Le corail pourrait récupérer plus rapidement qu’on ne le pensait

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Barrière de corail, Queensland, Australie (17°01’ S - 146°10’ E). © Yann Arthus-Bertrand / Altitude

Barrière de corail, Queensland, Australie (17°01’ S – 146°10’ E).
© Yann Arthus-Bertrand / Altitude

Le corail aurait une capacité à se régénérer et à se reconstituer beaucoup plus rapide qu’on ne l’avait estimé par le passé.

Cette découverte, réalisée par des chercheurs de l’Université de Floride aux Etats-Unis, allume une lueur d’espoir pour le corail à l’échelle mondiale. Pendant 3 années, les chercheurs ont déversé de manière régulière des quantités plus ou moins importantes d’azote et de phosphore sur des échantillons de coraux, mimant ainsi l’effet de la pollution. Ils ont pu constater que le nombre de maladies affectant ces coraux avait doublé au cours de l’étude et que les phénomènes de blanchiment du corail avaient, quant à eux, triplé. Les chercheurs ont été « choqués de l’augmentation rapide du nombre de maladies et des phénomènes de blanchissement à des niveaux de pollution que l’on retrouve régulièrement dans des zones polluées par le déversement des eaux usées ou des pratiques agricoles intensives », note Science Daily.

Une résilience plus importante

Mais la véritable découverte de cette étude réside dans l’importance de la capacité du corail à se régénérer et à se reconstituer une fois l’environnement dans lequel il vit assaini. Une fois les déversements de polluants arrêtés, il n’aura ainsi fallu que 10 mois au corail étudié pour se reconstituer complétement. Selon Rebecca Vega-Thurber de l’Université de l’Oregon,

« les problèmes ont disparu. Cette étude prouve non seulement que la surcharge de nutriments est dangereuse pour le corail mais également que des programmes de réduction ou d’élimination de ces polluants peuvent participer à la restauration et à la protection du corail ».

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