Incinérateur de Fos: une association veut plus de contrôles

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Incinérateur de Fos

Des pompiers luttent contre un incendie touchant l’incinérateur de Fos-sur-Mer, près de Marseille, le 2 novembre 2013
© AFP/Archives Bertrand Langlois

Marseille (AFP) – Une association de défense de l’environnement a réclamé jeudi une surveillance accrue des émissions de l’incinérateur de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), trois jours après son redémarrage à la suite d’un incendie.

« Nous réclamons une véritable surveillance neutre, un suivi des nouvelles émissions. Le redémarrage s’est fait dans la précipitation », a déclaré à l’AFP Daniel Moutet, le président de l’association ADPLGF (association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos).

« Il faut absolument mettre en place des capteurs à la retombée des fumées, d’autant plus que le site ne procède plus au tri depuis l’incendie », a ajouté le responsable de cette association revendiquant 150 adhérents.

L’incinérateur de Fos-sur-Mer avait subi un important incendie le 2 novembre. Le feu s’était déclenché dans l’unité de valorisation organique des déchets, qui permet leur transformation en électricité verte et compost. Il s’était ensuite propagé dans le centre de tri, désormais hors d’usage. En revanche, l’unité de valorisation énergétique traitant, par incinération, les déchets restants pour produire de l’énergie avait été globalement épargnée.

Le « redémarrage partiel » a été autorisé vendredi par la préfecture, les analyses n’ayant pas montré « d’impact significatif des effets de l’incendie sur l’environnement ».

La préfecture et la société EveRé, exploitant l’incinérateur filiale de la société Urbaser, interrogées par l’AFP, ont expliqué que des mesures renforcées de contrôle des fumées au niveau des cheminées avaient été décidées, le laboratoire extérieur procédant aux contrôles intervenant désormais tous les mois pendant trois mois, contre deux fois par an, hors contrôle inopiné, avant l’incendie.

« Nous comprenons ces demandes de suivi. Mais notre exigence est la même qu’avant l’incendie et ces contrôles renforcés montreront que les fumées sont de même qualité », a précisé Bérenger Saltel-Pongy, responsable communication et environnement chez EveRé. « L’objectif de ces contrôles renforcés est notamment de rassurer les populations concernées, en montrant que l’équipement fonctionne dans des conditions optimales », selon le sous-préfet d’Istres, Simon Babre.

« Nous avons de très forts doutes sur les données au niveau des cheminées, où l’on fait dire ce qu’on veut aux chiffres. Il faut un dispositif à la retombée de la fumée », a rétorqué M. Moutet.

Cent-soixante personnes travaillent sur ce site mis en service début 2010 après des années de polémique. Les ordures ménagères des 18 communes de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) y sont traitées.

© AFP

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