Eoliennes marines: deux consortiums en lice, conduits par EDF et GDF Suez

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Eoliennes marines

Des éoliennes à Boulogne-sur-mer
© AFP/Archives Philippe Huguen

Paris (AFP) – Seuls deux consortiums, conduits par EDF Energies Nouvelles et GDF Suez, devraient s’affronter dans le cadre du deuxième appel d’offres pour la production d’électricité éolienne en mer en France, pour lequel la remise des offres s’achève vendredi à 14H00, selon des sources proches du dossier.

Ces consortiums sont tous deux candidats à l’installation et l’exploitation de deux nouveaux parcs éoliens au large du Tréport, en Seine-Maritime, et des îles d’Yeu et de Noirmoutier, en Vendée, pour une capacité totale de 1.000 mégawatts (MW).

Le groupe GDF Suez s’est associé au portugais EDP Renewables (43%) et à Neoen Marine (10%), une société spécialisée dans les énergies marines contrôlée par l’homme d’affaires Jacques Veyrat et la Caisse des dépôts.

Ce groupement a opté pour une éolienne d’une puissance de 8 MW fabriquée par le français Areva, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier, confirmant une information parue jeudi dans le quotidien économique Les Echos.

Areva, groupe principalement nucléaire mais qui développe depuis 2007 une activité dans les énergies renouvelables, commercialise actuellement une turbine M5000 dotée d’une puissance de 5 MW.

De son côté, EDF Energies Nouvelles, la filiale énergies renouvelables d’EDF, s’est associé au développeur allemand WPD Offshore. S’ils sont retenus, ils s’équiperont auprès d’Alstom en éoliennes d’une puissance de 6 MW (modèle Haliade 150).

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) est chargée de réceptionner les offres et de les étudier, en fonction notamment du prix de l’électricité produite et des engagements industriels et d’emploi, le gouvernement voulant créer une véritable filière industrielle de l’éolien offshore.

Le cahier des charges introduit un plafond éliminatoire de 220 euros le mégawattheure pour le prix de l’électricité qui sera produite.

Le gouvernement devrait annoncer le choix des lauréats à la fin du premier trimestre 2014.

Au printemps 2012, le tandem EDF EN-Alstom avait été le grand gagnant du premier appel d’offres national portant en tout sur cinq parcs éoliens en mer.

Il s’était vu attribuer trois parcs (Saint-Nazaire, Courseulles-sur-mer et Fécamp), tandis que Iberdrola-Areva avait raflé le quatrième (Saint-Brieuc), totalisant une puissance de 2.000 MW.

Alstom s’était alors engagé à construire deux usines à Cherbourg et deux à Saint-Nazaire, pour la construction de pales, nacelles et génératrices, tandis qu’Areva doit construire deux usines de fabrication de nacelles et de pales au Havre, sur un site qui emploiera 750 personnes.

GDF Suez, seul candidat sur le site du Tréport, était ressorti bredouille en raison d’un prix jugé trop élevé, et le parc a donc été remis en jeu cette année.

Les deux nouveaux parcs soumis à appel d’offres, de 80 à 100 éoliennes chacun, devraient être construits et mis en service entre 2021 et 2023. L’investissement est estimé à environ 3,5 milliards d’euros.

Nass & Wind envisageait de son côté de former un troisième consortium, qui n’a pas abouti car « un investisseur important avec lequel nous discutions a finalement renoncé à s’engager », a expliqué Xavier Ferry, directeur de la communication du développeur breton.

L’allemand Siemens, autre grand fournisseur d’éoliennes, avais pris part à ces discussions, selon une source proche.

La France vise officiellement 6.000 MW d’éolien offshore d’ici à 2020, mais cet objectif n’est plus jugé atteignable dans les délais.

Début octobre, le ministre de l’Ecologie et de l’Environnement Philippe Martin avait évoqué l’organisation en 2014 d’un troisième appel d’offres français dans l’éolien en mer.

© AFP

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