Global carbon atlas: un site pour visualiser les émissions de CO2

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La cheminée d’une usine d’incinération à Ivry-sur-Seine, près de Paris
© AFP/Archives Lionel Bonaventure

Paris (AFP) – Les travaux d’une trentaine de laboratoires de recherche du monde entier ont été utilisés pour concevoir le site Global carbon atlas qui permet au grand public de visualiser l’évolution des émissions de chaque pays et aux chercheurs de comparer les hypothèses sur le cycle du carbone.

« Cet atlas propose à la fois au grand public des infographies et des chiffres sur les émissions de carbone et pour les chercheurs la visualisation des différents modèles existant sur le cycle naturel du carbone, avec toutes les données référencées et sous un format unifié pour qu’elles puissent être réutilisées », a expliqué mercredi Philippe Ciais, chercheur au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, Institut Pierre Simon Laplace) et coordinateur du projet Global carbon atlas.

Lors d’une présentation à Paris du projet, financé par la Fondation BNP Paribas, le scientifique a expliqué qu’une trentaine de laboratoires (européens, américains, chinois, japonais, australiens) avaient fourni les données de leurs modèles, ce qui va permettre de « mieux les comparer et de mieux évaluer les incertitudes ». [BNP Paribas est le mécène de GoodPlanet info]

« Le CO2 est la première cause du dérèglement climatique », a-t-il rappellé et son rythme d’émission ne cesse de s’accélérer puisqu’il a augmenté de « 1% dans les années 90 et de 3% en moyenne au cours de la dernière décennie ». Les chercheurs travaillent à mieux connaître le cycle du carbone qui est stocké par différentes sources (réserves fossiles, océans, écosystèmes terrestres, atmosphère).

Parallèlement à l’intérêt pour la recherche, le site (www.globalcarbonatlas.org) recense sous une forme très accessible les émissions de carbone à travers le temps et les dernières données sur les émissions actuelles par pays et par habitant.

En 2012, les cinq premiers émetteurs ont été la Chine (27%), les USA (14%), l’Europe (10%), l’Inde (6%) et la Russie (5%), a souligné Philippe Ciais.

Selon lui, sur le total des émissions chinoises, « environ 20% sont dues à la production de produits d’exportation ».

« On a déjà observé un pic des émissions à Pékin, Shangaï et Shenzen, mais dans d’autres provinces chinoises, ça augmente », a dit Philippe Ciais pour qui « il y a déjà des signes de transition énergétique en Chine », avec de forts investissements dans les renouvelables et un engagement à diminuer l’intensité en carbone de son économie (quantité de carbone consommée rapportée à la croissance).

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