Fracturation hydraulique dans le désert au Botswana

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Antilope en bordure d’étang dans le delta de l’Okavango, Botswana (18°45’ S – 22°45’ E). © Yann Arthus-Betrtrand

Le Botswana a accordé plusieurs concessions d’exploitation du sous-sol du désert du Kalahari, dans lequel se trouvent plusieurs réserves naturelles. C’était il y a quelques années, mais aujourd’hui les défenseurs des Bochimans  craignent que ces dernières n’ouvrent la voie à la fracturation hydraulique et que celle-ci n’amène la contamination des eaux de la région, menace le fragile équilibre de cet écosystème où l’eau est une ressource rare et  empêchent les populations locales de suvivre.  Ces soupçons sont relayés par le Guardian, qui évoque une éventuelle fracturation hydraulique dans le pays, en particulier  dans la Réserve de chasse du Kalahari central. Cette région contiendrait en effet des réserves de gaz de houille, c’est-à-dire du méthane piégé dans du charbon.

Des témoins ont constaté la présence de véhicules et d’équipements employés spécifiquement pour faire de la fracturation. « Le gouvernement dément et affirme que la prospection en cours ne devrait pas être définie comme de la fracturation », rapporte le quotidien britannique. Mais la moitié de la réservé de chasse du Kalahari aurait été concédé à des firmes énergétiques internationales sans que les populations locales de Bochimans  n’en soient informées.

Un de leur défenseurs, Keikabile Mogodu explique : «  S’ils font de la fracturation dans les zones où vivent les populations, alors ils doivent consulter les habitants. Les compagnies doivent consulter les gens mais rien n’a été fait. Nous tentons d’en parler avec le Ministère car la fracturation est dangeureuse et va détruire l’équilibré de l’écosystème. Il faut qu’il y ait un débat dans les médias ! »

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