Nouvelle concentration record des gaz à effet de serre en 2012

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gaz à effet de serre

Embouteillages et pollution le 21 novembre 2012 à Pékin
© AFP/Archives Wang Zhao

Genève (AFP) – Les trois principaux gaz à effet de serre, à l’origine du réchauffement climatique, ont franchi de nouveaux records de concentration en 2012 dans le monde, a annoncé mercredi à Genève l’Organisation météorologique mondiale, une agence de l’ONU

Les dernières analyses montrent « que les fractions molaires du dioxyde de carbone (CO2), du méthane (CH4) et du protoxyde d’azote (N20) ont atteint de nouveaux pics en 2012 », écrit l’OMM dans son bulletin sur les gaz à effet de serre publié à Genève.

Entre 1990 et 2012, « le forçage radiatif de l’atmosphère par les gaz à effet de serre, qui induit un réchauffement climatique, a augmenté de 32% », à cause du CO2 et d’autres gaz qui retiennent la chaleur, a poursuivi l’OMM.

Le forçage radiatif est la capacité à conserver l’énergie du soleil au niveau de la terre ou à la renvoyer dans l’espace. Un forçage radiatif positif indique un réchauffement de l’atmosphère, s’il est négatif cela va dans le sens d’un refroidissement.

Lors de la précédente étude, concernant 2011, ce différentiel n’était que de 30%.

Selon Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM, si le monde continue sur cette voie, « la température moyenne du globe à la fin du siècle pourrait dépasser de 4,6 degrés ce qu’elle était avant l’ère industrielle (NDLR, en 1750), et même plus dans certains régions, les conséquences seraient catastrophiques ».

Le dioxyde de carbone est le principal responsable du réchauffement climatique.

Sa concentration dans l’atmosphère a augmenté en 2012 de 2,2 ppm (parties par million), à comparer avec une hausse de 2,0 ppm en 2011.

La hausse moyenne durant ces 10 dernières années était de 2,02 ppm, et les chiffres de 2012 montrent une « accélération de la tendance ».

Le CO2 trouve son origine dans la combustion de matières fossiles ou le déboisement.

C’est un gaz qui « demeure dans l’atmosphère pendant des centaines voire des milliers d’années », relève l’OMM, qui ajoute que « la plupart des aspects du changement climatique persisteront pendant des siècles même si les émissions de CO2 cessaient sur le champ ».

© AFP

 

 

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