Le centre de déchets industriels près du Haras du Pin toujours bloqué

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Haras du Pin

La construction d’un centre de traitements de déchets, près du Haras national du Pin, à Nonant-le-Pin, le 23 mai 2012
© AFP/Archives Charly Triballeau

Nonant-le-Pin (France) (AFP) – Une vingtaine d’agriculteurs et de riverains bloquaient vendredi depuis 24 heures l’accès au centre de déchets industriels de Nonant-le-Pin (Orne), près du Haras national du Pin, pour s’opposer à son ouverture alors que des expertises demandées par la justice n’ont pas été effectuées, a constaté un correspondant de l’AFP.

Les associations Nonant Environnement et Sauvegarde des terres d’élevage ont assigné en référé pour « nuisances à l’ordre public » la société GDE, qui exploite le site, le préfet ainsi que la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), devant le tribunal de grande instance d’Argentan.

Celui-ci tiendra une audience lundi après-midi et les manifestants ont l’intention de rester sur le site jusqu’à cette date.

Entre vingt et trente camions de déchets, qui étaient restés bloqués devant l’entrée de la décharge de GDE jeudi, sont repartis vendredi matin.

Le centre de déchets industriels est situé près du Haras national du Pin. De très nombreuses personnes, associations, professionnels du cheval et responsables politiques se sont mobilisés contre ce projet.

Le centre est toutefois entré en activité mardi matin, jour où la société GDE contestait devant la cour d’appel de Caen la décision du tribunal de grande instance d’Argentan d’ordonner deux expertises, environnementale et hydrogéologique. Le délibéré de la cour d’appel sera rendu le 7 janvier.

« Ils ont enfreint le texte de l’ordonnance qui disait que les analyses sur les terres environnantes devaient être faites avant toute exploitation », a dénoncé Noëlle Sandoz, présidente de l’association Nonant-Environnement.

Le juge des référés du TGI d’Argentan avait demandé mi-août à un expert en pollution et déchets de lui remettre d’ici à cinq mois deux études sur le site. Il faisait ainsi droit à une demande d’associations, notamment d’éleveurs de chevaux, qui craignent une pollution de ces terres d’élevage équin réputées dans le monde entier.

Il est prévu de stocker dans ce centre quelque 2,34 millions de tonnes de déchets industriels pendant ses 17 années d’exploitation.

© AFP

 

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