Recrudescence des raids de libération des visons d’élevage

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Élevage de visons au Danemark © AFP PHOTO JEAN-PIERRE MULLER

Plusieurs raids de défenseurs des droits des animaux ont été menées pour libérer des visons dans des fermes d’élevage ces derniers mois. Au moins 7700 visons ont été relâchés aux Etats-Unis au cours de 8 raids nocturnes depuis le mois de juillet. Ces actions de libération des visons d’élevage représentent un manque à gagner de 770 000 dollars pour les éleveurs qui fournissent des fourrures haut de gamme.  Dans le même temps, dans le Wisconsin, en Colombie britannique et en Ontario, près de 3000 visons supplémentaires ont été libérés, relate le New York Times le 16 octobre. Au moins 3 de ces raids ont été revendiqués par le Font de Libération des Animaux (Animal Liberation Front), un groupe éco-terrorsite qui combat l’exploitation des animaux.

  Libérer les visons, un acte criminel

Les USA comptent environ 300 élevages de visons pour leurs fourrures. Ceux-ci ont été fréquemment la cible d’actions des défenseurs des animaux durant les années 1990, ce qui a conduit au vote d’une loi qui criminalise au niveau fédéral la libération des visons. De plus, le département de la sécurité intérieur classe l’éco-terrorisme parmi les menaces pour la sureté intérieure. « Les faits que l’on observe désormais sont sans précédent », estime Peter Young, un ancien activiste qui vit en Californie après avoir été emprisonné en 2005 pour sa participation à des actions de libération  des visons.

« On n’agit pas particulièrement contre la fourrure mais plutôt contre l’exploitation des animaux. Si les vaches pouvaient survire dans la nature et avaient un habitat naturel alors on libérerait des vaches. Malheureusement, c’est pas possible pour les vaches, alors on relâche les visons. Ces animaux sont élevés pour être tués. C’est une certitude à 100 %. Donc si un seul d’entre eux parvient à  s’enfuir et à survivre, c’est un succès. » En effet, de nombreux biologistes ainsi que les éleveurs pointent l’inefficacité des libérations car les visons ne sont pas adaptés au milieu sauvage et ne savent pas chasser pour survivre. Le marché du vison est estimé à plus de 300 millions de dollars. Une fourrure peut atteindre 100 dollars.

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