Nouvelle-Calédonie : les récifs apportent jusqu’à 100 millions d’euros par an au PIB du territoire

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Récifs coralliens de Neuika, Nouvelle-Calédonie, France (22°23’ S – 167°06’ E). © Yann Arthus Bertrand / Altitude

Récifs coralliens de Neuika, Nouvelle-Calédonie, France (22°23’ S – 167°06’ E). © Yann Arthus Bertrand / Altitude

Les récifs coralliens de la Nouvelle-Calédonie apportent chaque année plus de 100 millions d’euros au PIB du territoire et permettent, en protégeant les côtes face à la houle, une économie de près de 170 millions d’euros supplémentaires.

Ces chiffres sont les résultats d’une étude menée par l’IFRECOR, l’Initiative Française pour les Récifs Coralliens, dont l’objectif était de démontrer l’importance économique des récifs coralliens et des écosystèmes associés au-delà de leur participation à la biodiversité marine. Cette dernière détaille ainsi la contribution financière des récifs rattachés à chaque secteur économique dont la protection du littoral, le tourisme, la pêche, la recherche et l’éducation.

Ainsi, chaque année, la valeur financière totale de la pêche en Nouvelle-Calédonie, une activité pratiquée par plus d’une famille sur trois, est estimée entre 50 et 70 millions d’euros. Le tourisme lié au récif et qui génère jusqu’à 1650 emplois directs, soit 2,4% des emplois salariés du territoire, rapporterait entre 24 et 28 millions d’euros à l’économie locale. L’exploitation des nouvelles molécules découvertes dans le corail et valorisables dans l’industrie pharmaceutique ou cosmétique est elle estimé de 0,5 à 4,5 millions d’euros par an. Enfin, en réduisant l’ampleur des dégâts causés par les phénomènes naturels, fortes houles ou tsunami, les récifs généreraient annuellement entre 115 et 220 millions d’euros d’économie et protégeraient plus de 11 200 logements. A elle seule, la commune de Nouméa bénéficierait de cette protection avec des économies pouvant atteindre 145 millions d’euros, note l’IFRECOR.

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